Le retour du prince de Perse
JEUX VIDEO•Refonte totale pour ce nouvel épisode dans l'univers des milles et une nuits. Notre test...Alexis Leclercq
Après une trilogie sur la génération de consoles précédente, Prince of
Persia fait son retour, et par la grande porte. Développé par Ubisoft
Montréal, le nouvel opus est une refonte quasi-totale: changement d'histoire
et de lieux, et rénovation de l'esthétique et la jouabilité. Explications.
Seuls au monde
Perdu dans le désert après une chute dans un ravin, notre héros se retrouve
vite impliqué dans une affaire l'opposant à un dieu particulièrement
indisposé. Il ne sera cependant pas seul dans sa quête, bien au contraire :
Elika, princesse aux pouvoirs mystérieux lui apportera un soutien
infaillible. En effet, il est impossible de perdre puisque la ravissante
héroïne tirera toujours le joueur d'affaire, que ce soit suite à un saut mal
calculé ou à cause d'une piètre performance en combat.
Un parti pris qui pourrait nuire à la difficulté, mais on se rend vite
compte qu'il n'en est rien: tout d'abord, seules les plateformes stables
peuvent servir de point de chute, ce qui implique de réussir en une seule
fois des séquences acrobatiques souvent complexes. La lutte contre Ahriman
se déroule d'ailleurs en deux parties: la première dans un monde corrompu,
où il faut enchaîner sauts et autres pirouettes pour terminer par un combat
qui purifie le lieu. La seconde partie entre alors en jeu: il faut alors
collecter des orbes de lumière en parcourant le niveau cette fois-ci libre
de toute contrainte, et l'absence de "mort" est bien utile pour oser des
sauts dantesques sans risque de perdre sa progression.
1001 danses
Des combats font également partie du cursus: ceux contre les boss sont
obligatoires, les autres peuvent être esquivés en supprimant la source de
corruption avant que le monstre ne soit invoqué (une récompense
appréciable). Avec une action attribuée à chaque touche, le timing est
primordial pour faire mouche; il faudra aussi faire attention à l'état de
son ennemi pour contre-attaquer correctement. Si encore une fois la mort est
impossible, seul le bon mouvement au bon moment permettra d'enchaîner
correctement la suite de la séquence. Une jouabilité particulièrement
satisfaisante une fois les mécanismes maîtrisées, puisque c'est un véritable
ballet à la fois improbable et réaliste qui se déroule devant nos yeux:
courant sur les murs, la tête en bas ou sur des pentes glissantes, le prince
bénéficie d'une animation soignée qui apporte un véritable souffle à la
fluidité d'action.
Avec sa réalisation soignée, que ce soit en termes esthétiques ou purement
techniques, Prince of Persia réussit avec brio sa transition à la nouvelle
génération. Alliant un parti pris pour évacuer la frustration à une ambiance
envoûtante, le plaisir est immédiat ; jamais il n'aura été possible de jouer
dans un univers aussi fantaisiste que touchant.



















