MySpace monétise les vidéos piratées
INTERNET•Le site a noué un partenariat avec Auditude, une société spécialisée dans la rentabilisation des vidéos...Avec agence
Quand on ne peut pas éviter le piratage, on le monétise. C’est la position adoptée par MySpace qui vient de nouer un partenariat avec Auditude, une société spécialisée dans la rentabilisation des vidéos. Objectif: insérer des pubs dans les vidéos piratées.
La technologie développée par Auditude identifie les émissions piratées et leur attache automatiquement des publicités, dont les recettes sont partagées avec les propriétaires des droits.
«Auditude laisse l'internaute faire ce qu'il veut avec des vidéos sous copyright et y colle de la publicité, a expliqué le responsable marketing de MySpace, Jeff Berman. Tout le monde est gagnant!»
Pour les chaînes de télé, par exemple, la solution semble ourlée d’or. Ce qu’a bien compris le groupe MTV Networks, qui a déjà conclu un partenariat avec Auditude et MySpace pour bénéficier de ce système. Plus rentable que de faire la chasse aux programmes utilisés illégalement et à exiger en justice qu'ils soient retirés d’un site, comme l’a fait TF1 avec Dailymotion.
La manne pour les chaînes de télé?
«A chaque fois que quelqu’un publie un extrait du «Daily Show» de Jon Stewart, les producteurs toucheront des revenus publicitaires et n’auront plus forcement envie de harceler les internautes qui auront diffusé la vidéo, explique le site «Techcrunch». Au contraire même, ils auront intérêt à encourager la pratique.»
Avec cette solution, «nous pourrons continuer à donner aux utilisateurs la liberté de mettre nos contenus où ils le veulent en ligne, tout en nous assurant de pouvoir les monétiser», a déclaré Mika Salmi, un responsable de MTV Networks, dont les contenus des chaînes MTV et Comedy Central sont particulièrement prisés des internautes.
En 2007, la plate-forme de vidéo YouTube avait déjà testé un système d’identification des vidéos piratées avec Time Warner. Un système appellé VideoID. Une fois les contenus illégaux repérés, Time Warner avait le choix entre supprimer le contenu de YouTube ou partager les revenus publicitaires avec la plate-forme.


















