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L'étude sur les effets des téléphones portables encore repoussée

L'étude sur les effets des téléphones portables encore repoussée

TELEPHONEInterphone, étude lancée depuis 2000, devait voir le jour en septembre. En fait, non...
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Ce n’est encore pas tout de suite que l’on saura les effets réels des téléphones portables sur la santé des utilisateurs. Selon l’hebdomadaire britannique «The Economist», l’étude Interphone, censée examiner sur 14.000 personnes de 14 pays les éventuels risques d’une exposition aux ondes émises par les appareils, ne sera pas publiée au mois de septembre, contrairement à ce qui était prévu. «Maintenant, il apparaît que l’étude n’apparaîtra même pas cette année», écrit le journal.


Ça fait long quand on sait qu’Interphone a débuté ses recherches en l’an 2000 et que, cette année encore, la polémique a enflé. Vingt scientifiques ont en effet lancé un appel à la prudence et même le ministère de la Santé français a conseillé aux plus jeunes de réduire leur consommation.


Le pourquoi du délai


A quoi est dû ce retard? «Il n'y a pas d'hypothétiques nouvelles difficultés, dit Elisabeth Cardis, la coordinatrice de l’étude Interphone citée par Le Monde. Il y a seulement les emplois du temps chargés des collaborateurs et les vacances qui ont fait que la nouvelle version de l'article est seulement sur le point d'être terminée.» Selon elle, l'étude devrait être publiée fin 2008. Pas en 2009, comme le suggère l'article de «The Economist».


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Les scientifiques américains plaident pour ne pas répéter les erreurs du passé


Peu convaincant? Les scientifiques américains, lors d'une audience au Congrès cette semaine, ont rappelé «l’urgence» de faire des recherches sur cette question. Et ont tenu au passage à une mise en garde: «On ne doit pas rééditer ce que nous avons connu à propos de la cigarette et du cancer du poumon, où notre nation a pinaillé sur chaque détail d'information avant d'avertir le public», s'est inquiété David Carpenter, spécialiste de santé publique et professeur de santé environnementale à l'Université d'Albany (New York) jeudi devant la Commission des réformes de la Chambre.


A ce jour, la science est encore divisée sur les effets biologiques des champs magnétiques émis par les téléphones cellulaires. Voilà pourquoi l’étude Interphone est tant attendue.


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