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Google et Microsoft sommés de ne pas faire de pub pour connaître le sexe des foetus

Google et Microsoft sommés de ne pas faire de pub pour connaître le sexe des foetus

HIGH-TECHCela se passe en Inde, un pays où 60 millions de filles sont déclarées «manquantes, victimes d'avortements ou d'infanticides...
Avec agence

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Google et Microsoft ont retiré de leurs sites des publicités pour des produits et techniques permettant de déterminer le sexe d’un bébé. Ce, sur injonction de la justice indienne.


En août, la Cour suprême d'Inde avait enjoint Google, Microsoft et Yahoo de retirer de leur portail ces publicités illégales dans le pays. A l’origine de la plainte: un avocat, Sabu George, qui estime que ces produits nuisent aux efforts entrepris pour lutter contre les avortements pratiqués par les femmes qui ne souhaitent pas donner naissance à une fille.


Selon le dernier rapport du Fonds des Nations unies pour la population publié fin 2005, ces avortements de millions de foetus féminins ont provoqué un déséquilibre démographique «irrattrapable» en Inde: 60 millions de filles sont déclarées «manquantes», victimes d'avortements ou d'infanticides, dans ce pays de 1,1 milliard d’habitants.


Mœurs indiennnes


Si les Indiens préfèrent souvent donner naissance à un garçon, c’est parce qu'il transmet le patronyme, peut gagner de l'argent et s'occuper de ses parents âgés. Au contraire, la fille finit par quitter sa famille, au prix d'une dot pour le mariage.


Résultat: sur Google, les liens sponsorisés qui faisaient mention de ces produits «ont considérablement diminué, s’est félicité Sabu George. Et ils ont disparu du moteur de recherche de Microsoft Inde.»


Machine arrière, donc, pour Google qui assure vouloir se conformer à la législation: «En Inde, nous n'autorisons pas de publicités pour des produits permettant de déterminer le sexe avant la naissance. Nous prenons les lois du pays très au sérieux.»