L'accord Yahoo!-Google doublement examiné

HIGH-TECH «Nous ne savons pas s'il y a un problème, nous regardons au cas où il y en aurait un», a dit Bruxelles...

AA avec agence

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Le géant mondial de la recherche sur internet, l'américain Google, ambitionne d'être une compagnie pesant "100 milliards de dollars", a déclaré jeudi son PDG Eric Schmidt, lors d'un rendez-vous annuel avec la communauté financière.
Le géant mondial de la recherche sur internet, l'américain Google, ambitionne d'être une compagnie pesant "100 milliards de dollars", a déclaré jeudi son PDG Eric Schmidt, lors d'un rendez-vous annuel avec la communauté financière. — David Paul Morris AFP/Getty Images/Archives
Google veut fournir des publicités que Yahoo! placera à côté des réponses de son moteur de recherche. Mais les deux géants du Net américains auront-ils le droit d’être partenaires sur la pub en ligne?

Pour le savoir, il faut attendre l’aval des autorités de la concurrence. Bruxelles a confié mardi avoir ouvert en juillet une enquête sur le projet de rapprochement prévu entre les géants américains du Net. Une décision qui s’ajoute à celle du ministère américain de la Justice, lequel a dit, début juillet, examiner l'accord passé entre Google et Yahoo!, pour s'assurer qu'il n'était pas contraire au droit de la concurrence.
 
«Nous ne savons pas s'il y a un problème, nous regardons au cas où il y en aurait un», a expliqué Jonathan Todd, porte-parole de la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes.
 
L’accord en question

Si l’accord entre Google et Yahoo! inquiète, c’est parce qu’il est jugé monopolistique voire «anticoncurrentiel». Selon l'association mondiale des journaux (AMJ), cet accord aurait un «impact négatif» à la fois sur les recettes publicitaires que Yahoo! et Google apportent aux journaux et aux autres sites Web, ainsi que sur le coût de la publicité payante sur les moteurs de recherche.
 
Lors de l’annonce de cet accord, en juin, Yahoo! et Google avaient précisé que leur partenariat, d'une durée de quatre à dix ans, n'entrerait pas en vigueur avant 3 mois et demi, le temps d’obtenir le OK des autorités chargées de veiller à la concurrence.