Veosearch, un moteur de recherche durable

INTERVIEW Interview du co-fondateur, Guillaume Heintz…

Recueilli par Alice Antheaume

— 

La page d'accueil de Veosearch
La page d'accueil de Veosearch — DR

«Chercher sur le Net, c’est aider», clame le moteur de recherche Veosearch. Ce site français utilise les technologies de moteurs établis (Google, Yahoo, Ask ou Exolead) mais reverse de l’argent, à chaque clic, à des ONG, dont Handicap International, WWF, France Libertés, Planète Finance, Sidaction, et des associations étudiantes.

«Les moteurs de recherche type Google génèrent une énorme masse financière de plusieurs milliards de dollars, alors on s’est dit qu’on pouvait utiliser leurs forces pour permettre aux internautes de faire un geste pour la planète», explique l’un des co-fondateurs du projet, Guillaume Heintz, 26 ans.

Pourquoi lancer un moteur solidaire?
Entre 18 et 30 ans, on est souvent très touché par l’humanitaire, on a envie de sauver le monde. Mais bizarrement, quand on entre dans la vie active, il y a un décrochage qui se fait: les associations disent avoir du mal à garder le contact avec ces jeunes jusqu’à ce que ces personnes reviennent, une fois âgées, en faisant des dons. Du coup, avec Veosearch, ça permet de rester en contact toute sa vie avec l’aide au développement, et ce, depuis son ordi.

Une requête faite sur Veosearch permet de verser combien d’argent aux associations?
Une requête ne génère pas un montant fixe: cela dépend du marché publicitaire et du mot-clé tapé. Si vous tapez «voyage», qui est un mot clé très couru par les annonceurs, cela fait plusieurs euros, alors que si vous tapez un mot moins populaire, cela ne reversera que quelques centimes. Sachant que l’internaute peut choisir les associations à qui il veut verser de l’argent. Depuis le lancement du site, le 4 octobre 2007, on a déjà collecté environ 23.000 euros.

Comment répartissez-vous cet argent?

Veosearch est une entreprise, pas une association. 50% du chiffre d’affaires généré par les recherches va aux associations, les 50% restants sont investis dans le fonctionnement du site.

Utiliser Veosearch, c’est comme payer une d’éco-taxe, non? Mais est-ce que faire une requête sur le Web, c’est aussi polluant pour l’environnement que prendre l’avion?
Non, mais c’est quand même un peu polluant, car une recherche sur le Net genère des coûts de serveur, qui engendre de l’électricité, ce qui, du coup, participe au réchauffement de la planète.