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Airtist ou la formule française pour consommer de la musique gratos

Airtist ou la formule française pour consommer de la musique gratos

MUSIQUE – Zoom sur un site garanti sans piratage…
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Du nouveau sur le marché de la musique en ligne? Le site français Airtist, qui proposait déjà depuis un an d’acheter des chansons au même prix que sur iTunes (mais sans DRM, les verrous numériques qui empêchent de dupliquer les titres plus de trois fois), propose désormais de télécharger des fichiers mp3 gratuitement. Et surtout, légalement, assure la société basée à Montpellier. En effet, Airtist a signé un partenariat avec la Sacem, qui gère en France les droits d’auteurs.


Concrètement, comment cela fonctionne?


Pour en profiter, il faut s’inscrire sur la plate-forme et de visionner une pub sous un format vidéo d’une vingtaine de secondes. Une étape à laquelle l’internaute ne peut se soustraire. S’il tente d’ouvrir une autre page sur son ordinateur ou d’écrire un mail pendant la durée de la vidéo, celle-ci se met en pause. Et tant qu’elle n’est pas terminée, pas de musique.


Parmi les 20.000 titres du catalogue — dont Anaïs, les Pipettes, Ray Charles, Elli Medeiros, tout n’est pourtant pas gratuit. «Environ 65% de notre offre l’est, explique Laurent Magnin, l’un des cofondateurs d’Airtist, joint par 20minutes.fr. Mais la gratuité, c’est l’artiste ou la maison de disques qui la décide. Quasiment tous les musiciens des labels indépendants comme Cantos ou XIII Bis Records sont disponibles gratuitement, mais c’est vrai que, pour l’instant, un artiste comme Alain Chamfort est encore payant, moyennant 99 centimes d’euros par chanson, mais cela va changer bientôt.»


Comment les artistes sont-ils rémunérés alors?


«Airtist leur verse un forfait en fonction du nombre de téléchargements de leurs titres, de l’ordre de douze centimes d’euros (hors taxe) sur chaque chanson».


D’ici la fin de l’année 2008, les fondateurs d’Airtist veulent intégrer «quelques centaines de milliers de titres» et obtenir ainsi «un véritable catalogue international.» La recette, mise en ligne depuis mercredi, a provoqué un afflux massif de connexions: «en cinq heures, le site a eu autant de visiteurs qu’en trois mois de trafic», se félicite Laurent Magnin.


Pour la Sacem, c'est une avancée importante. Car si la société qui gère les droits d'auteur avait déjà trouvé des solutions pour l'écoute en ligne gratuite de musique (en signant notamment un accord avec Deezer), ce n'était, jusqu'alors, pas le cas pour le téléchargement.

Airtist est l’acronyme de «Artist Independant Rules The Internet System Transition»