Voiture folle à Heidelberg: Sur Twitter, la police Allemande craque face aux messages racistes
ALLEMAGNE•Une personne a été tuée et deux ont été blessées samedi à Heidelberg après qu’une voiture a foncé sur elles en pleine rue, a indiqué la police allemande, précisant qu’aucun indice ne faisait penser à un acte « terroriste »…20 Minutes avec AFP
Deux mois après l’attentat au camion à Berlin visant un marché de Noël, le débat sur la politique migratoire d’Angela Merkel s’est particulièrement tendu outre-Rhin. Ce samedi, une personne a été tuée et deux ont été blessées à Heidelberg après qu’une voiture a foncé sur elles en pleine rue, a indiqué la police allemande, précisant dans la foulée qu’aucun indice ne faisait penser à un acte « terroriste ».
Très rapidement dans la soirée et pour éviter d’éventuelles spéculations sur l’identité du conducteur de la voiture, la police de Mannheim a publié un message sur son compte Twitter. « Le suspect est un allemand âgé de 35 ans. Une des victimes est décédée », pouvait-on lire, suivi d’un lien vers un communiqué de presse. Un internaute s’est attelé à la traduction du message en anglais.
Immédiatement, plusieurs personnes ont remis en cause l’identité du conducteur, insinuant qu’il s’agirait en réalité d’un réfugié de confession musulmane. Une affirmation qui a passablement énervé la police de Mannheim qui a répliqué : « De quoi parlez-vous putain ? ».
aL’homme, grièvement blessé par balles par la police alors qu’il tentait de prendre la fuite à pied en brandissant un couteau, a été opéré et n’a pu être interrogé dimanche pour la première fois qu’après avoir récupéré de l’anesthésie, ont indiqué la police et le parquet locaux dans un communiqué. Il ne s’est cependant pas expliqué sur les faits qui lui sont reprochés, selon la même source.
« Ses motivations restent inconnues », ont indiqué la police et le parquet, ajoutant qu’il restait à déterminer s’il pouvait être considéré comme pleinement responsable pénalement. Des médias ont suggéré qu’il pouvait souffrir de problèmes psychiatriques.
« A ce stade de l’enquête, il n’y a pas d’indication d’antécédents terroristes ou extrémistes dans cette affaire », ont indiqué les autorités.


















