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L'éditeur de Vodkaster dépose le bilan mais le site devrait être repris

L'éditeur de Vodkaster dépose le bilan mais le site devrait être repris

WEBCe pionnier français n'a pas résisté à Hollywood...
Philippe Berry

Philippe Berry

Clap de fin pour Vodkaster ? Pas complètement. Riplay, la société éditrice de ce site dédié au cinéma, dépose le bilan. L’aventure devrait toutefois continuer grâce à un repreneur qui pourrait être annoncé en janvier. Mais pour ce pionnier français qui a secoué le marché du DVD d’occasion et de la VOD en proposant aux utilisateurs d’accéder à leur galette numérisée – ou de la revendre – grâce au Cloud, cette fin laisse un goût d’inachevé.

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« Nous étions encore six il y a encore quelques jours. Tout le monde est licencié mais le repreneur pourrait réembaucher deux personnes – confirmation en janvier. En tout cas le site ne ferme pas, ce qui est désormais l’essentiel pour nous », confie à 20 Minutes le cofondateur et actuel patron de Vodkaster, Cyril Barthet.

Vodkaster victime « du cartel des studios US »

De fait, l’année 2016 était très mal embarquée. Malgré une campagne Kickstarter réussie, Vodkaster a d’abord annulé son ambitieux projet Movieswap. Et puis cet été, le site a arrêté la revente de DVD puis la lecture à distance. Légalement, le service a pourtant toujours navigué dans les clous. Chaque DVD envoyé à Vodkaster n’avait qu’un seul propriétaire. En cas de revente, l’ancien propriétaire perdait tous ses droits (de streaming mais aussi celui de récupérer le DVD physique).

« Le cartel des studios US s’est entendu pour étouffer notre modèle, par des voies extrajudiciaires. Concrètement ils ont menacé de représailles tous nos partenaires (FAI, grande distribution, sites médias) », accuse le cofondateur. Et selon lui, « cela a commencé bien avant Movieswap », qui voulait proposer un service de streaming par abonnement via le crowdsourcing, en numérisant les DVD des utilisateurs.

Selon l’entrepreneur, le problème d’Hollywood est « idéologique » : « Avec le numérique doit s’éteindre toute perspective de second marché. Leur sujet n’est pas tant d’endiguer une piraterie endémique que de maîtriser de bout en bout la vente de leurs films, en court-circuitant au max les intermédiaires. Ils n’écoutent pas le consommateur. »