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La riposte de PES en action

La riposte de PES en action

JEUX-VIDEOKonami sort sa nouvelle version du jeu de football...
M.N

M.N

Les amateurs de jeux vidéo de football le disent tous: Pro Evolution Soccer (PES) contre FIFA, c’est un peu le «Choc des Titans». Une bataille qui va gagner en intensité puisque jeudi marque la sortie européenne de PES 2008, le tout dernier opus du jeu de football. Pour l’éditeur japonais, Konami, il s'agit de répondre au dernier FIFA 2008 de l'américain Electronic Arts (EA), quelques semaines avant les fatidiques fête de Noël. Que ce soit le produit de Konami ou celui d’EA, le jeu vidéo de football a pris une vraie dimension social. Selon GFK, bureau d’étude marketing, il représente «6% des ventes de jeux» en France. D’où l’importance de la bataille que se livrent les deux grands.


Premier produit culturel


PES n’est pas n’importe quel jeu. Konami, son éditeur japonais, le clame haut et fort dans tous les salons: son jeu de simulation de football «est depuis deux ans le premier bien culturel français en termes de valeur». «Devant les livres et les disques», insiste Emmanuel Forsans, de l’agence française pour le jeu vidéo (Afjv). L'édition 2006 de PES s'est vendue à 1,6 millions d'exemplaires, contre 600.000 copies pour son rival FIFA. Sur le terrain français, Konami semble avoir une longueur d’avance même si EA revendique pour le nouveau FIFA des ventes «en hausse de 40% sur les trois premières semaines de vente» par rapport à 2006.


Effet communautaire


Qu’est ce qui explique l’avance de PES? La réponse est tout bonnement historique. Selon Emmanuel Forsans, PES a été le premier vrai jeu vidéo de football qui a proposé de jouer à plusieurs personnes. «Le jeu s’est créé sa propre communauté. A chaque nouvelle version, cette famille s’est agrandit puisqu’on va jouer avec les copains, et donc on va acheter le même jeu qu’eux.» PES, donc.



Pro Evolution Soccer 2008-PS3/Xbox360-Trailer
Playscope

Footballeur en chair et en os


Mais un beau jeu, réaliste, avec un gameplay (conduite de jeu) développé, ne suffit plus à faire vendre un opus en grande quantité. Il faut aussi avoir une star de football sur la jacket. Quand EA (FIFA) a opté pour Franck Ribéry, joueur du Bayern Munich, Konami (PES) a fait les yeux doux au buteur du club anglais de Chelsea, l’Ivoirien Didier Drogba. Emmanuel Forsans: «Il est clair que vous devez avoir un footballeur qui se déplacera sur plusieurs événements rencontrer les fans de votre jeu. Ça fait partie de la machine de vente.» Même s’il n’est pas un utilisateur régulier de la console, le footballeur fait partie de l’arsenal marketing. D’où l’importance d’afficher le plus souvent possible un Ronaldinho ou un Thierry Henry manettes au bout des mains. Et selon le responsable de l’Afjv, il n’est pas rare que les marques trichent. Quand une chaîne de télévision entre, par hasard, dans la chambre d’hôtel d’une star et qu’il est pris en flagrant délit de partie de foot virtuelle, très souvent il s’agit de«mise en scène».