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L’ONU teste la dangerosité du portable

L’ONU teste la dangerosité du portable

TECHNOLOGIE – Treize laboratoires se penchent sur les ondes électro-magnétiques des téléphones et sur les effets sur le cerveau…
Camilla Ryste et Mohamed Najmi

Camilla Ryste et Mohamed Najmi

David Pogue, le spécialiste du high-tech pour le New York Times, n’irait-il pas trop vite en besogne en affirmant que le téléphone cellulaire ne provoque pas de cancer? La question peut se poser quand on sait que le célèbre journaliste américain s’appuie sur le projet « Interphone » de l’ONU, une vaste étude impliquant 13 laboratoires du monde entier. Un projet encore en cour et «qui n’a pas délivré toutes ses conclusions», selon Nicolas Gaudin, un des porte-parole de l’agence internationale pour la recherche sur le cancer, un organisme des Nations unies.


David Pogue avance les premières analyses de Lars Klaeboe du centre d’étude du cancer, à Oslo (Norvège). Le scientifique norvégien et son équipe ont suivi une population de 541 patients, tous âgés de 19 à 69 ans, et atteint d’une tumeur au cerveau. D’après David Pogue, aucun des résultats publiés par les Norvégiens ne permet d’établir que le portable augmente les risques de développer une tumeur ou un cancer au cerveau.


Pas assez de données


Ce que confirme Lars Klæboe, joint par 20 minutes. En partie. Car le responsable de l’étude norvégienne prévient néanmoins que les résultats ne sont pas définitifs. Pourquoi? Parce qu’il est tout simplement trop tôt pour vraiment dire si le portable est dangereux ou non; puisque selon Lars Klaebo, les personnes suivies dans le cadre d’«Interphone» manipule un portable depuis 6 ans. «Le problème, c’est que la majorité de la population n’a pas téléphoné avec le portable pendant de nombreuses années.» Le mobile a fait son apparition il y a un peu plus de 10 ans sur le marché. Les statistiques et les observations des malades atteint au cerveau ne sont pas assez fournies pour démontrer la dangerosité de leurs ondes électro-magnétiques. Et de prévenir: «On sait qu’il y a un risque pour ceux qui l’utilisent constamment pendant 10 ans».


«Utiliser les écouteurs et le SMS»


Mais avant que l’agence internationale pour la recherche sur le cancer et l’Onu dévoile les conclusions, Lars Klaeboe livre quelques conseils: utiliser de préférence des écouteurs, envoyer des messages et éviter des longues conversations. Et surtout appliquer ces recommandations «pour les enfants». « Cela est important. Il vaut mieux être de bon côté», finit Lars Klaeboe. Prévenir pour ne pas avoir à guérir.