01:10
Suicide, un nouveau mot pour parler de mort virtuelle
INTERNET – Une question de vocabulaire...«Facebook suicide». Tel est le titre, accrocheur, d’un article publié dans le «Times» le 15 septembre dernier. Derrière cette appellation, rien de si terrible. Juste une poignée d’internautes qui ont décidé de retirer leur profil de Facebook, le site communautaire qui monte.
Tuer son moi virtuel serait toute une affaire. Théoriquement, il suffit de quelques clics pour en finir avec les messages et les «pokes» – des sortes de clins d’œil – faits entre «amis» de sa communauté. Certains psys pensent que ce retrait de la vie en ligne peut résulter d’une souffrance après que de «vieux fantômes du passé» (ex-connaissances ou ex tout court) ont refait surface dans votre réseau. A titre d’exemple, Stéphanie, 27 ans, raconte comment elle a coupé court avec Facebook quand son fiancé est devenu «jaloux en découvrant les messages, même innocents, que lui laissaient (ses) anciens copains.»
Surfant sur cette «mode», plusieurs groupes facebookiens ont germé sur ce thème. Les différents membres (presque deux cents au total) programment ensemble la date à laquelle ils quitteront le monde virtuel. Pour mieux survivre dans la vraie vie. Un autre groupe préfère s’interroger sur un plus épineux problème: qui changera notre profil sur Facebook si l’on meurt (en vrai)?



















