Petya, ce nouveau «rançongiciel» qui bloque votre ordinateur

WEB Via Dropbox, le malware crypte les données du disque dur et ne les décode qu'après versement d'une rançon...

20 Minutes avec agence

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Le ransomware chiffre toutes vos données et demande une rançon pour les «libérer».
Le ransomware chiffre toutes vos données et demande une rançon pour les «libérer». — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Pour éviter d’être la victime du nouveau rançongiciel Petya qui vient de pointer le bout de son nez en Allemagne, il est plus que jamais conseillé de ne pas ouvrir les pièces jointes à la provenance douteuse.

Sous un lien vers un dossier Dropbox inséré dans un mail de candidature

Ces dernières seraient, en effet, la nouvelle porte d’entrée idéale des pirates du Web qui balance alors l’immonde Petya, qui crypte immédiatement l’intégralité du contenu de la mémoire et rend tout ordinateur inutilisable. Pour récupérer ses données, une seule solution se profile alors : payer la rançon de 0,99 bitcoins (environ 370 euros) sous sept jours.

>> A lire : Les «rançongiciels» ont plus que doublé dans le monde en 2014

Petya se cache sous la forme d’un lien vers un dossier Dropbox qui, inséré dans un mail de candidature, est censé contenir un CV et une photo. Bilan : comme l’indique Futura Sciences, les services des ressources humaines de sociétés allemandes ont été les premiers touchés par ce « rançongiciel ».

Un malware « inarrêtable » pour l’instant

Les employés ont ainsi vu s’afficher sur leurs écrans un message aussi ferme que poli, ponctué de « s’il vous plaît », leur indiquant que le cryptage auquel répondait désormais leur disque dur était de ceux utilisés par l’armée. Autrement dit, compliqués à décoder.

Si Dropbox a immédiatement supprimé le dossier virtuel infecté, les hackers ont, eux, rapidement trouver la parade et continuer à répandre Petya. Un malware « inarrêtable » pour l’instant, s’accordent à dire les sites spécialisés. Des sites qui rappellent l’importance d’une sauvegarde régulière des disques durs, qui permet en effet de refuser de payer la rançon sans pour autant perdre ses données.