Microsoft déçu de la décision de la justice européenne
JUSTICE•La justice européenne confirme l’amende record d'un demi milliard…M.N
Microsoft doit payer son amende de 497 millions d'euros. Lundi, un tribunal européen a confirmé que Microsoft a bien abusé de sa position dominante sur le marché des logiciels. Concrètement, pour cette cour basée à Luxembourg et dépendant de l’Union européenne, le géant de l'informatique a violé les lois européennes sur les monopoles en ne communiquant pas à ses concurrents des informations clé sur la compatibilité. Des données primordiales qui permettent aux autres logiciels du marché de se connecter aux serveurs de Microsoft. La Commission européenne a aussitôt «salué» cette décision, sans autre commentaire dans l'immédiat.
Media Player comme Internet Explorer
Que reproche exactement l'Union européenne à la firme de Redmond (nord-ouest des Etats-Unis)? L'UE estime qu'en intégrant automatiquement le lecteur Media Player à Windows, le groupe américain se servait de sa position dominante pour éliminer ses concurrents sur le marché des logiciels audio-vidéo. La Commission estime que cette pratique a permis à Microsoft d'éliminer le navigateur internet Netscape, puis le logiciel audio-video Real Player. Par ricochet, elle juge que cela sape l'innovation.
Documentation aux concurrents
En première instance, en mars 2004, Bruxelles avait contraint la firme fondée par Bill Gates à commercialiser une version de son système d'exploitation Windows, qui équipe 92% des PC de la planète, purgée de Media Player. Les autorités européennes avait également obligé le groupe de Redmond à fournir une meilleure documentation technique à ses concurrents, afin qu'ils puissent concevoir des logiciels compatibles avec la version Windows pour serveurs.
Le cas européen n'est pas encore terminé car il est fort probable que Microsoft fasse appel de la décision devant la Cour européenne de Justice. Un pourvoi qui sera toutefois limité aux questions de forme. Microsoft va être obligé de verser le demi milliard d'euros.
Déception
Du côté de la firme américaine, c'est la «déception» reconnaît le numéro trois de Microsoft, Brad Smith. Ce dernier s'est déplacé spécialement en Europe pour prendre compte de la décision de la justice européenne. Pour la firme basée à Redmond (État de Washington) le temps est «à la réflexion» puisqu’elle n’a pas encore décidé si oui ou non elle ferait appel.
Microsoft respectera
«L'arrêt de la Cour européenne de justice mérite une réflexion sérieuse plutôt qu'une décision immédiate sur un éventuel appel», a expliqué Brad Smith. Et d’ajouter que Microsoft n’a pas «fini la première lecture de la décision» de la Cour. Le fabricant de PC et de logiciel dispose d'un délai de deux mois et dix jours pour faire appel à partir du moment où il aura reçu la décision de la Cour. En attendant, Microsoft promet «de respecter à 100% les décisions de la Commission européenne».
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