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La Lune aux couleurs de l’Asie et de Google
ESPACE•Japon, Chine et… Google. C’est la cohue vers le petit satellite naturel de la terre…M.N
Le monde entier rêve de la Lune. Début septembre Roskosmos, l’agence spatiale russe, tout comme sa rivale américaine (Nasa), annonçait son intention d’alunir ses engins vers 2015. Les Japonais, eux, veulent aller encore plus vite que leur voisin. Vendredi matin, l’industrie spatiale japonaise a lancé une constellation de satellite dénommée Kaguya — surnom d'une princesse des légendes japonaises. La sonde Kaguya est un orbiteur principal accompagné de deux «bébés sondes» et il s'agit là du plus important programme lunaire depuis la mission américaine Apollo menée en 1969.
Maison japonaise en 2025
Les deux sondes feront le gros du travail puisque équipées de 14 instruments d'observation. Tous ces équipements embarqués auront pour tâche d'étudier la surface lunaire, la gravité et d'autres caractéristiques de notre satellite, afin de recueillir des indices sur son origine et son évolution. Pour le moment, la «Princesse» est en route pour l’orbite lunaire mais dans un second temps, le Japon a l'intention d'établir une base habitée sur notre satellite vers 2025. Les scientifiques japonais espèrent que ces projets leur donneront une petite longueur d'avance sur l’Inde et la Chine. Car de l’autre côté de la mer jaune, on scrute les cratères lunaires avec la même attention.
Lune version mandarin
La Chine compte en effet lancer une sonde en orbite autour de la Lune, «Chang'e 1», au second semestre 2007. Les scientifiques chinois veulent réaliser une cartographie en 3D de la Lune. Un travail préparatoire primordial avant d’y envoyer comme le prévoit Pékin un véhicule automatique en 2010. Un exploit à sa portée puisque l’empire du milieu est, après l'ex-Union soviétique et les Etats-Unis, le troisième pays à avoir mis un être humain en orbite.
Google dans la Lune
L’alunissage n’est pas toujours qu'une question d’ego national. Des sociétés privées s’y mettent aussi. Le géant Google, roi du Web, a annoncé vendredi le lancement d’un concours dont le but est de créer et d’envoyer un engin robot vers la surface lunaire. Et à la clé, le gagnant du Google Lunar X Prize empochera un gros cheque de 20 millions de dollars (14 millions d’euros).
La course vers la lune version Google est ouverte aux entreprises privées, seules à même de pouvoir investir dans la conception d’un robot. Avec un objectif à atteindre pour décrocher le jackpot: arpenter 500 mètres sur la Lune, envoyer des vidéos, des images et des données (température, pression) vers la Terre. Le vrai défi pour le candidat du Lunar X Prize sera aussi de réaliser un véhicule dont le prix sera inférieur à la dotation du concours. Histoire de rentrer dans ses frais. Le programme japonais a coûté la bagatelle de 480 millions de dollars, soit 345 millions d'euros.



















