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L’ozone respire moins de produits toxiques
ENVIRONNEMENT•Vers 2055, le trou disparaîtra définitivement si...M.N
Le monde arrive à protéger sa couche d’ozone. Depuis mercredi 190 pays se réunissent au Canada pour faire le bilan «positif» du protocole de Montréal. Un traité environnemental signé le 16 septembre 1987 et qui visait à réduire drastiquement la production et les émissions de CFC (chlorofluorocarbures), des molécules responsables de la destruction de la couche d’ozone et utilisés dans les aérosols et les systèmes de réfrigération.
Mieux que Kyoto
Contrairement au protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique, la grande majorité des nations ont réussi à atteindre leurs objectifs. Grâce à un fond mondial d’entraide, de 1,9 milliard d’euros, les industries de nombreux pays en voie de développement ont pu remplacer leurs CFC par les HCFC (hydrochlorofluorocarbures), des produits moins nocifs mais que les 190 pays voudraient éliminer d’ici à 2040, soit 10 ans en avance sur l’agenda initial. Certes les HCFCs dégradent moins les molécules d’ozone (O3) situées dans les couches stratosphériques (15 à 20 km d'altitude), la couche qui nous protége des rayons ultra-violets cancérigènes, mais ces produits chimiques de synthèse ont un effet négatif sur le réchauffement climatique.
A venir les explication de Jean-Pierre Pommeau, spécialiste de l’ozone au CNRS...
Les pays riches, d’ici au vendredi 21 septembre, vont tenter de pousser les pays du sud à les bannir. Des négociations qui ne seront pas simples puisque l’Inde et la Chine, deux nations en plein boom économique, sont des émetteurs de HCFC. Leurs outils de production (procédés de frigorification) n’ont pas encore totalement fini la transition vers des process industriels moins nocifs. Si l’élimination progressive des CFC et HCFC est effective, sans oublier d’autres molécules tout aussi néfastes comme les oxydes d’azote, la couche d’ozone pourrait revenir à un état proche de celle de 1980 en 2055.



















