Guerre froide sur les réseaux
POLEMIQUE•Accusé de piratage au Pentagone, le gouvernement chinois a nié…M.N
La Chine l’assure: elle n’est pas derrière le piratage des ordinateurs du Pentagone. Mardi, le Financial Times révélait que des ordinateurs appartenant au bureau du patron de la défense américaine, Robert Gates, avaient été dépouillés en juin d’un certain nombre de documents déclassifiés. Une intrusion baptisée par le Pentagone «Titan Rain» (Ndlr: Pluie titanesque) et qui a nécessité l’arrêt de plusieurs serveurs pendant une semaine. Des accusations jugées «absurdes» mercredi par Jiang Yu, porte-parole du ministère des affaires étrangères à Pékin. Et de ranger les suspicions américaines au rang de réflexe de «guerre froide».
Piratage chinois : une habitude?
La semaine dernière déjà, les autorités chinoises ont dû répondre aux interrogations du gouvernement allemand après des actes de piratages analogues à ceux subies par le Pentagone. Les ordinateurs de plusieurs ministères ont été visités. Selon le Guardian, les réseaux informatiques de Whitehall (Londres), où sont regroupées les principales administrations du gouvernement anglais, ont également été victimes d’attaques menées par des pirates logés par l’armée chinoise. Pour Alex Neill, specialisé sur les questions chinoises au Royal United Services Institute (Londres), «les cyberattaques chinoises sont menées depuis quatre ans.» Et c’est parce que l’intrusion du Pentagone est «l’une des plus flagrante» qu’elle interpelle les experts de la sécurité informatique.
Selon le Times, le dossier du piratage va faire partie des nombreuses questions soulevées au cours de la la conférence sur la coopération économie Asie Pacifique, jeudi en Australie. Lors des discussions sino-américaines, Georges W Bush devrait étayer les accusations américaines lors de son entrevue avec le président Chinois Hu Jintao.



















