Un trou de la couche d’ozone précoce

ENVIRONNEMENT Plus large que celui de l’année 2006?

M.N
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Les pays émergeants ont encore le droit d'émettre des CFCs responsable de la destruction de la couche d'ozone...
Les pays émergeants ont encore le droit d'émettre des CFCs responsable de la destruction de la couche d'ozone... — no credit

Les glaciers de l’Antarctique vont souffrir. Le trou de la couche d’ozone située au-dessus de la région du pôle sud apparaît très tôt dans l’année selon les observations effectuées par l’organisation mondiale de la météorologie (WMO). Un trou qui est le résultat de l’activité industrielle des êtres humains. Pourtant l’utilisation des CFC — des gaz à base de chlore, fluore et carbone contenus dans les sprays — est en baisse. Mais il semble que leurs effets se font encore sentir. Selon les spécialistes, les CFC stockés depuis des décennies dans l’atmosphère continuent à percer la couche d’ozone.

La normale en 2049

Cette protection, qui donne sa couleur bleue au ciel, est vitale puisqu’elle empêche la surface de la terre d’être balayé par les rayons ultraviolets, principaux responsables des cancers de la peau. Heureusement, les dégradations ne sont pas irréversibles : la couche d’ozone se reconstitue mais toujours moins vite que les dégradations subies. Et selon la WMO et le programme environnement de l’ONU, la couche d’ozone au-dessus des principales zones habitées du globe devrait revenir à son état d’avant 1980 en 2049. Une condition : réduire drastiquement la diffusion des CFC dans l’atmosphère. Des produits interdits en Europe mais qui sont encore utilisés par certains pays émergeants.

L’Argentine et le Chili touchés

L’Antarctique attendra lui 2065 pour recouvrer sa protection anti-UV. Mais d’ici là, l’homme doit réduire certains rejets industriels. Si les mauvaises prévisions de l’année 2007 se confirmaient, le trou de l’ozone de l’Antarctique pourrait atteindre l’extrême pointe sud du continent américain. Les statistiques du cancer de la peau seront à surveiller.