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J'ai testé le Wi-Fi à Paris Plages

J'ai testé le Wi-Fi à Paris Plages

M.N

M.N

Pas de Wi-Fi mais le spectacle façon Luigi


Près des terrains de pétanque, les berges de la Seine sont pleines, les tables toutes prises d’assaut. Café à la main et ordinateur portable à l’intérieur de mon sac, je m’impose, gentiment, aux côtés d’un couple de quinquagénaire. Selon Damien Masset, un des régisseurs qui tiennent la maison Paris Plages, ici, «la connexion est bonne.» Mais mon portable ne capte aucun signal. Une dizaine de réseaux sécurisés viennent me narguer. Heureusement, Luigi me fait oublier les soucis de réseau. Luigi: petit et corpulence d’un méridional, veste écarlate élimée, cravate bordeaux, casquette de marin sur la tête, est un roi de la boule. Mes deux voisins, des touristes australiens, sont accrochés à la partie de pétanque. Les boules de métal estomaquent les plagistes environnants. «C’est la première fois que nous voyons ça», me lâche l’Australienne. Cigarette vissée aux lèvres pour parfaire la panoplie du titi, Luigi plastronne. Applaudissements. Ce corsaire de la pétanque, 65 ans, joue la fausse modestie : «j’ai pas de mérite. J’en fais en club depuis très longtemps.» Mais je n’ai toujours pas de Wi-Fi. Je range mon portable et me dirige vers le Pont Marie.


«Le site Web de l’Onu a été piraté»


Oh! Le signal Wi-Fi Paris Plage apparaît. Sauf qu’il est «impossible de se connecter au serveur». Et «Windows n’a reçu aucune réponse de la part du routeur ou point d’accès sans fil » C’est obscur et, surtout, me voila marri. Vers le «Café guinguette», mon portable trouve le signal. Mais c’est long et compliqué. Quelques minutes sont nécessaires pour tomber sur la page d’accueil de l’opérateur du Wi-Fi Paris Plages. Je n’ai droit qu’à 30 minutes de navigation. Au bout de la demi-heure, ma connexion sera «interrompue». Connecté, allons à l’essentiel. J’apprends, sur 20minutes.fr que «le site Web de l’Onu a été piraté». Etant donnée l’état de la ligne, ici, il m’étonnerait beaucoup que le hacker soit à en bermuda à Paris Plages. Je teste le chat. Ça marche. Je décide d’aller titiller les ondes du Wi-Fi du côté du port de la Gare, en face de la Bibliothèque Nationale de France (BNF). Là-bas les régisseurs de Paris Plages me l’assurent: «la connexion est parfaite».


3200 connexions


Marie-Laure gère le «Café WiFi», à l’ombre de la BNF. Il a plu et les serveurs épongent la terrasse. Pendant ce temps, je navigue. Le Wi-Fi est là. Marie-Laure, en train de ranger sa vaisselle, m’explique que son café a attiré «des étudiants, des écrivains publics et des hommes d’affaires». Soit «3.200 connexions entre le 20 juillet et le 8 août», détaille-t-elle fièrement. Mais pas de familles et de couples qui viennent chercher d’autres ondes : celle du soleil. Mais il faut l'avouer, cet été, le Wi-Fi a fait comme le soleil: de l'intermittence.