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Vague de déception dans Second Life

Vague de déception dans Second Life

HIGH-TECHMais c'est normal, assure Emilie Labidoire, une spécialiste du monde virtuel...
Alice Antheaume

Alice Antheaume

Second Life, le monde virtuel en 3D aux 3.337.800 inscrits, serait-il en pleine dégringolade? Le site Pointblog s’interroge. «Combien d’inscrits sont encore présents et actifs (…)? 30 à 40.000 selon Forrester Resarch. En juin, la population d'avatars actifs aurait baissé de 2,5%, et le volume des “échanges financiers” serait aussi en baisse.»


«Certes, l’engouement médiatique est moindre, explique Emilie Labidoire, chef de projet Second Life pour Repères, un institut français d’études marketing. Mais ce qui compte, c’est que le nombre d’utilisateurs continue d’augmenter. Chaque semaine dans Second Life, on voit débarquer trois ou quatre nouvelles marques.» La semaine dernière, c’était au tour de Thalys, le train qui gravite entre Paris, Bruxelles, Cologne et Amsterdam, de faire son entrée dans Second Life, en y créant une gare virtuelle. En ligne, un programme permet ainsi aux avatars de se déplacer plus vite.


L'univers reste bien perçu


Si les marques s’y implantent, n’est-ce pas davantage pour le buzz que pour un véritable travail futuriste sur la plate-forme en 3D? «En mars dernier, nous avons effectué une étude sur la perception des marques dans Second Life. Il en ressortait que celui-ci était toujours considéré comme un univers très positif car il permet de se rapprocher du consommateur, de communiquer avec lui de façon différente.»


Pourtant, la chaîne hôtelière Starwood, l’une des premières marques à avoir investi Second Life -dès septembre 2006-, a décidé de se désengager de ses activités virtuelles. Selon Emilie Labidoire, cela n’est pas le signe d’un intérêt décroissant, mais «parce que Starwood a toujours dit que ce serait une opération ponctuelle. Ils ont voulu tester un nouveau concept hôtelier en ligne, ils l’ont fait pendant plusieurs mois, et maintenant, ils passent à l’étape réalisation dans la vraie vie.»


Les courbes de la hype


Quant à la baisse des transactions financières, il n’y aurait pas lieu de s’en alarmer, toujours selon Emilie Labidoire, qui invoque les «courbes de la hype: les phénomènes de mode commencent par un sur-engouement, puis vient une vague de déception avant qu’enfin émergent des business modèles.» Si l’on suit cette analyse, Second Life en serait à la deuxième étape (la vague de déception) de sa construction. Rien à signaler alors?