High-Tech

Les ondes Wi-Fi ne font pas l'unanimité

HIGH-TECH – Plus de spots à Paris, mais les écoles font blocus...

Alors que s’ouvrent en Ile-de-France 400 bornes Wi-Fi gratuites pour pouvoir surfer sur l’Internet même depuis un jardin public, deux associations, Priartem et Agir Pour l'Environnement, appellent les parents d’élèves à «agir pour que le Wi-Fi ne soit pas installé dans l'établissement scolaire de leur enfant ou, si l'installation est déjà réalisée, pour que la connexion filaire soit aujourd'hui privilégiée».

Aucune étude ne démontre formellement la nocivité des ondes Wi-Fi, mais par précaution, mieux vaut refuser que les écoles s’équipent d’un tel réseau, arguent les deux associations.

Polémique européenne
En Europe, le débat sur les «mauvaises» ondes Wi-Fi fait des émules. En Bavière, à Francfort et en Angleterre notamment, depuis que le président de l'Agence de la protection de la santé britannique, William Stewart, a demandé une enquête aboutie sur les effets de la radiation des réseaux sans fil.

Pour l’instant, les reproches faits au Wi-Fi ressemblent à ceux que l’on faisait, il y a quelques années, aux micro-ondes. La fréquence le plus souvent utilisée en Wi-Fi (2.450 MHz) est la «fréquence optimale pour agiter les molécules d'eau - c'est-à-dire exactement celles utilisées par un four à micro-ondes», a alerté une autre association, le Criirem, dénonçant l'essor des rayonnements électromagnétiques dans la vie quotidienne.