La VOD, un service en avance rapide

VIDEO Plus de vingt plateformes de téléchargement, des docsu, des séries TV...

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Plus de vingt plates-formes de téléchargement, près de 2000 longs métrages, des docus, des séries TV (parfois dès leur diffusion), l’offre de VOD (vidéo à la demande) française ne tarit pas. Lancés en 2005, les premiers vidéoclubs virtuels, comme CanalPlay ou TF1 Vision, ne sont plus des inconnus. Selon l’Observatoire de la VOD CSA/NPA, 35 % des Français connaissent ce nouveau système de location. Mais le marché reste restreint. « Il représentait 15 millions d’euros à la fin 2006 (5 millions de séances), contre 1,7 milliard d’euros pour le DVD », note Pascal Lechevallier, directeur général de TF1 Vision. Optimiste, le cabinet NPA Conseil prévoit néanmoins 340 millions de recettes en 2011. Car la VOD profite de l’envolée du haut débit, avec 11,8 millions de foyers connectés, contre 9,9 millions il y a un an, selon Médiamétrie. Notamment avec les offres triple play des fournisseurs d’accès, qui ont l’avantage d’y donner accès par téléviseur interposé. Plus pratique que le PC… Par ailleurs, la VOD est plurielle. Selon les sites, on peut regarder une vidéo en streaming, la télécharger, l’acheter, recevoir un DVD de sauvegarde et souscrire des abonnements pour une consommation illimitée. La nouvelle génération de baladeurs Archos en simplifie l’accès et la rend mobile. « Cela permettra aussi de s’affranchir d’opérateurs qui prélèvent la moitié de nos revenus », indique Frédéric Pie, fondateur du site vodeo.tv. Car les sites doivent encore trouver leur modèle économique. L’éventuelle arrivée d’Apple sur le créneau contrarie déjà leurs espoirs de rentabilité