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L’iPhone au quotidien

L’iPhone au quotidien

TELEPHONIEAprès les pubs et les vidéos estampillées Apple, c’est au tour des utilisateurs de juger le portable tactile…
Mohamed Najmi

Mohamed Najmi

Ça y est: ils sont environ 500.000 élus à détenir le Saint Graal fabriqué par Apple, l’iPhone. Après les campagnes de publicités, les vidéos de promotions, rien ne vaut l’épreuve du feu. Et déjà les tests prolifèrent sur la Toile.


Il y a ceux qui ont décidé de passer l’iPhone sous la torture. Exemple avec Eric Butterfield qui, pour le site PCWorld, a tenté de maltraiter son iPhone. Son objectif: rayer l’écran du téléphone tactile. Et ce n’est pas gagné. Conclusion d’Eric Butterfield: «Il n’y a pas besoin de choyer cet objet sexy.»


Interface «choc»


Bruce Tognazzini, responsable des interfaces chez Apple pendant 14 ans, d’habitude très critique envers son ancien employeur, a bien accueilli le joujou. La chose est rare pour ne pas être signalée. Pour Kent Pribbernow, blogueur sur «TheiPhoneblog», la luminosité et la qualité de l’interface ont été un «véritable choc».


Luis Lema,journaliste quotidien suisse «Le Temps» , qualifie de «prouesses» techniques sa grande surface. Et il poursuit: «en deux tapotements du doigt, voilà l’Internet, où l'on navigue aisément. Une caresse de l'index déplace la page, un écartement de deux doigts agit comme un zoom sur une zone particulière.»


Activer n’est pas jouer


Autre étape: l’activation du téléphone. Pour désengorger les boutiques, Apple et AT&T avaient opté pour une activation en ligne. Une fois le téléphone en main, il faut se procurer un ordinateur équipé de la version 7.3 d’iTunes et d’une connexion Internet. Et selon Blogiphone, «de nombreux acheteurs de l’iPhone se plaignent de délais allant jusqu’à 18 heures pour obtenir l’activation de leur téléphone mobile».


«Des problèmes d’activation qu’a aussi rencontrés» Jim Dalrymple de Macworld.com. Pour ce «premier week-end avec mon iPhone», il se félicite: l’iPhone reste un téléphone simple à utiliser, pourvu «d’une superbe connection bluetooth». Problème: le chargement des emails de grosses tailles, qui «prend trop de temps».


A venir l’interview de Jim Dalrymple…


Le volet «rédaction des messages» fait jaser. Luis Lema, du «Temps» explique que «pour introduire une virgule ou un chiffre dans un message, il faut changer de clavier (en plus les accents sont absents dans la version américaine). Il faut s'attendre à pas mal de fautes de frappe, du moins au début.»


Attention au réseau AT&T


Un avis que ne partage pas Jim Dalrymple. Pour qui «le clavier est super et la dactylographie (Ndlr : l’iPhone propose un mot au fur et à mesure des lettres frappées par l’utilisateur) fonctionne très bien». Il concède toutefois qu’il faudra «un peu de pratique» avant de pouvoir taper très rapidement les messages.


Un point noir relevé par Luis Lema: le fait de devoir passer obligatoirement par «le logiciel iTunes pour charger la musique». Verdict: «compliqué.»


Et la navigation sur la Toile? «Horrible pour lire les longs textes comme ceux postés sur les blogs», lâche Patri Friedman sur TheiPhoneblog. Et de tempérer: «mais la navigation est superbe pour des sites comme CNN.com.»


Et lorsque sur le même blog, Kent Pribbernow se promène avec son iPhone dans des zones où la couverture d’AT&T— l’opérateur exclusif aux Etats-Unis — est faible, Kent a la désagréable surprise de voir son iPhone afficher «No service»…


Un iPhone, une batterie


L’autonomie de la batterie doit encore convaincre. Selon la firme à la pomme, elle est de 8 heures au minimum, en utilisation intensive. Walt Mossberg du «Wall Street Journal» l'estime à sept heures. Mais le vrai hic pour beaucoup: la batterie ne peut être changée que par le fabricant puisqu’elle est nominative.