Guerre froide dans l’espace

M.N avec AFP

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Une vue des modules de la station internationale. Les modules sont en majorité de fabrication russe.
Une vue des modules de la station internationale. Les modules sont en majorité de fabrication russe. — DR

La technologie spatiale russe passe un mauvais moment et tente de se défendre. Pour réparer les dégâts survenus, mercredi, à bord de la station spatiale internationale (ISS), Moscou envisage d’avancer le lancement du ravitailleur «Progress». Objectif: livrer des pièces de rechange en juillet plutôt que début août.

Retour sur quelques heures de flottement. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les communications entre le centre de contrôle spatial moscovite et l'ordinateur central de la station ont été coupées. Conséquence: le système de fabrication russe qui produit l'oxygène, l'eau et la stabilité du vaisseau est tombé en rade. Un incident qui aurait pu coûter cher aux dix astronautes à bord qui comptent 7 Américains de la navette Atlantis, amarrée depuis samedi.

Reste qu’une solution de dépannage est toujours possible: lorsque la machine à oxygène tombe en panne, les astronautes disposent tout de même d’une réserve de 56 jours.

Les Russes accusent

Mais l’affaire du générateur à oxygène a jeté un petit froid entre les Russes et les Américains. Moscou essaie de défendre ses systèmes embarqués. Les Russes pointent du doigt un nouveau panneau solaire installé mardi par deux des astronautes américains d’Atlantis. Pour les spécialistes russes, la «nouvelle source puissante d'énergie a causé un brouillage du fonctionnement du système d'approvisionnement électrique». Pour l’instant, pas de réaction du côté du Centre spatial de Houston (Texas).