Youtube, Dailymotion, Vpod... Neuf sites de partage testés et approuvés
INTERNET – Petit comparatif des sites qui hébergent des vidéos…10,6 millions d’internautes ont déjà consulté des sites de partage de vidéos en ligne, selon une étude Médiamétrie publiée en avril. Autant dire que le succès des Youtube, Dailymotion et autres ont un succès considérable. Nous avons testé neuf d’entre eux. Diagnostic.
Youtube, la plate-forme internationale
Le + : Etant donné le nombre de partenariats que Youtube a noué avec des studios américains (dont Universal) et des maisons de disque (notamment Sony et Warner), la majorité des contenus mis en ligne le sont légalement.
Le - : La légalisation a des conséquences: Youtube n’offre qu’une faible contenance à ses usagers (les vidéos encodées font moins de 10 minutes et 100 Mo), justement pour éviter que ne soient disponibles des épisodes entiers de séries télévisées. Par ailleurs, Youtube teste actuellement un système d’identification des vidéos, sans doute avec des DRM, en vue de limiter le piratage.
Stage6, une finesse d’image inégalée
Le + : Pour du streaming, la qualité d’image est irréprochable. En mode grand écran, votre ordinateur se transforme en télé sans gros pixels.
Le - : Il faut télécharger un plug in additionnel avant d’accéder au graal de la vidéo en ligne.
Motionbox, le plus sophistiqué
Le + : MotionBox dispose d’outils d’édition pointus permettant de séparer les fichiers vidéo en plusieurs séquences et de monter un ensemble en liant ou effaçant plusieurs scènes. Autre avantage : les vidéos peuvent être récupérées au format original ou au format DVD.
Le - : Avant toute chose, il faut s’inscrire, même pour visionner une vidéo.
Dailymotion, le frenchy qui s’internationalise
Le + : Des petits fims d'animation à gogo et une rubrique spéciale webcams dont on ne se lasse pas. Dailymotion, qui compte 2 millions de visiteurs uniques chaque jour, a un site vitrine en français mais est traduit en treize langues, avec cinq pages d’accueil différentes en fonction du pays où l’on se connecte: selon que l’on se connecte depuis la France ou l’Allemagne, la page d’accueil change.
Le - : une couleur bleue omniprésente qui finit par rappeler l'habillage de TF1.
Kewego, le partenaire télé
Le + : Les vidéos des chaînes de M6 et de Canal + (même si la chaîne cryptée est en procès contre Kewego) sont disponibles ici.
Le - : Le rubriquage des vidéos est anarchique. Dans l’onglet théâtre, par exemple, on retrouve la bande-annonce de «Shrek» ou une vidéo d’ambiance d’un conseil municipal. Euh… quel est le rapport?
Brightcove, noir et design
Le + : La présentation, la taille des vignettes, l’organisation en font une plate-forme mieux rangée et moins amateur que ses concurrentes. L’onglet «The Buzz» répertorie toutes les vidéos vedettes du moment.
Le - : Brightcove a pour particularité d’utiliser une autre technologie que celle en vigueur sur Youtube et Dailymotion. Plutôt que recourir au Flash, la technologie d’Adobe, cette plate-forme se sert de Silverlight, le langage concurrent de Flash, crée par Microsoft. Mais comme Adobe, Microsoft planche actuellement sur un système de DRM apposés sur les vidéos pour empêcher tout piratage. Ce site a beau s’appeler Brightcove (bright = clair en VF), la netteté de l’image n’est pas toujours au rendez-vous. Les commentaires ne sont pas légion, faisant de Brightcove un média peu participatif.
Vpod, la plateforme française orangée
Le + : L’interface est d’une simplicité enfantine et on peut monter sa propre chaîne de télé, personnalisable à souhait.
Le - : A quoi cela sert d’avoir une immense fenêtre si la qualité ne suit pas? Quant au système de notation, il n’est pas visible au premier coup d’œil : il faut passer sa souris sur les étoiles pour découvrir combien les internautes en ont décerné.
Eyeka, le défricheur de nouveaux talents
Le + : Véritable vitrine pour créateurs en mal de visibilité, Eyeka se fait fort de faciliter les liens entre les auteurs et les supports de diffusion. «Nous gardons l'original, stocké dans un coffre-fort virtuel, puis nous faisons des copies, explique l’un des créateurs, Franck Perrier. On la duplique en dix formats différents, pour que le document puisse aller sur divers médias: télévision, mobile, Internet...». 20 Minutes et Eyeka avait d'ailleurs signé un partenariat pour une série animée décapante intitulée World of Electors.
Le - : Difficile d’exporter la vidéo sur votre blog ou votre site perso. Quant au contenu, il est encore limité. Mais c’est normal, la plate-forme est née le 2 avril dernier.
Google vidéo, un mastodonte en recherche
Le + : Question recherche (de vidéos ou autres), la compétence du géant Google n’est plus à démontrer. Interface ultra-efficace avec, en bonus, des listes (top 10 des plus belles ascensions notamment) qui suscitent toujours la curiosité.
Le - : Certains liens renvoient à YouTube, désormais filiale du big Google. «A terme, Google vidéo et Youtube vont-ils fusionner?, peut-on lire sur le site Ratatium. Google veut garder ses deux plateformes, et porte apparemment pour elles des visées différentes. Mais quelles seront-elles? Pour l'instant le flou règne...»



















