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Qui seront les ministres blogueurs?

Qui seront les ministres blogueurs?

INTERNETPendant la campagne présidentielle, des hommes et femmes politiques ont tenu chacun leur blog. Quelques nominations ministérielles après, qu’en restera-t-il?
Mohamed Najmi

Mohamed Najmi

Parmi les quinze ministres du gouvernement Fillon, ils ont une dizaine à posséder un blog. Le Premier ministre a ouvert le sien en janvier 2006. Et il est à peu près certain que son blog restera muet. Le 22 mai, le résident de Matignon annonçait la couleur: «Pourrais-je continuer à tenir ce blog? Je ne suis pas sûr d'en avoir le temps.»



Soucieux de respecter la nature du blog, il ne veut pas passer par une agence Web car «je ne veux pas sous-traiter à des collaborateurs un exercice qui n'a d'intérêt que s'il est personnel». Les prémices d’une future fermeture du blog de François Fillon? Pas si sûr.


Le blog Fillon en veille


Le Premier ministre entend le conserver et «garder ce lien précieux». Résultat: le blog de François Fillon servira à la publication de ses interventions publiques. Pas de quoi faire rêver l’internaute. Reste que pendant des mois François Fillon a joué le jeu: on peut même partager son admiration pour les voitures de collections.



Xavier Darcos arrête


Xavier Darcos, le nouveau ministre de l’Education, avait habitué l’internaute avec un blog assez engagé, mais il prévient: «Il ne s’agit plus de commenter mais d’agir.» Pour Nicolas Voisin du Politic’s Show, «des consignes sont venues d’en haut car le gouvernement souhaite maîtriser toute sa communication». Le blog joue désormais le rôle d’une vitrine, pas vraiment un lieu purement subjectif où règnent critiques, coup de gueule et coup de coeur.



Exemple flagrant avec Christine Boutin. Sur «La droite humaine», le post du 11 mai est écrit à la première personne. Le 18 mai, une nomination après, le «je» disparaît au dépend d'un simple communiqué, tout à fait impersonnel.


Juppé, fidèle au blog


Nicolas Voisin: «le politique ne voit dans le blog qu’un formidable outil de marketing, rien de plus. Un espace où il peut maîtriser son image». Le numéro deux du gouvernement Fillon Alain Juppé continuera-t-il son blog, lien privilégié surtout lors de son exil canadien en 2005. Même son attaché de presse passait sur le blog pour prendre connaissance de ses prises de positions. Dernier post en date, celui du 16 mai où il salue à Jacques Chirac avec un «Au revoir, Monsieur le Président».


Le «Pourquoi?» de Martin Hirsch


Autre exemple, celui de Martin Hirsch. Le Haut-commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés, a expliqué, le 19 mai, sa nomination. Sur son blog, logé au Nouvel Observateur, l’ancien président d’Emmaüs publie un post intitulé «Pourquoi?» pour justifier son engagement auprès d’un gouvernement de droite. Depuis. Plus rien.