«La réalité virtuelle s’infiltre partout»

Propos recueillis par Philippe Berry

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Machines, capteurs, la réalité virtuelle permet une immersion de plus en plus totale.
Machines, capteurs, la réalité virtuelle permet une immersion de plus en plus totale. — DR

3.000 m2 d’exposition, des scientifique et des entreprises venus du monde entier, plus de 12.000 visiteurs attendus… Du 18 au 22 avril, le «Laval Virtual», l’un des plus importants salons européens consacrés à la réalité virtuelle, s’installe en Mayenne, pour la 9e année consécutive. Présentation avec son directeur, Jean-François Fontaine.

Images de synthèse, simulation… Où se situe exactement la réalité virtuelle?
Les images de synthèse sont prédéfinies. La réalité virtuelle, c’est une simulation en temps réel, qui permet, grâce à des ordinateurs et divers appareillages, de retranscrire la réalité. On peut agir dans cet environnement, et tous les sens sont stimulés, que ce soit la vue, l’ouïe, ou même l’odorat.

Le Laval Virtual s’adresse-t-il d’abord aux professionnels ou au grand public?

Les deux. Les trois premiers jours sont consacrés aux scientifiques et aux professionnels, notamment avec des trophées qui seront remis vendredi. Mais samedi et dimanche, place au grand public. Au carrefour de l’innovation, il sera possible de découvrir les dernières avancées et de s’essayer à de nombreuses simulations. Des ludiques, comme avec du ski, une locomotive, ou un sous-marin. Et des plus sérieuses, avec une simulation de fauteuil roulant. En se mettant à la place d’une personne handicapée, la réalité virtuelle permet de mesurer les difficultés rencontrées lors de ses déplacements quotidiens.

Quelles sont les innovations les plus bluffantes?
On va vers une suppression des interfaces «dures». Des écrans de vapeur d’eau et de fumée seront présentés, ou encore un jukebox virtuel où tout est commandé par des gestes comme dans «Minority Report». Mais mon coup de cœur reste un écran souple, sur lequel on peut dessiner. Et pour tout effacer, il suffit de souffler dessus.

Peut-on mesurer le poids économique de la réalité virtuelle?
C’est très difficile. C’est une microniche, mais elle s’infiltre partout. Depuis longtemps chez les militaires et dans l’industrie automobile. Mais elle gagne la médecine, le marketing, la culture, l’architecture. Le public pourra se balader dans un Laval du 18e siècle par exemple. On y a aussi de plus en plus recours pour prévenir les risques. Des pompiers simulent incendies virtuels ou et autres catastrophes pour être capable d’agir le plus efficacement possible le moment venu.