Elon Musk veut connecter le monde et Mars au Web grâce à des micro-satellites

INTERNET Le milliardaire et entrepreneur en technologie veut mettre en place des milliers de satellites fournissant un accès Internet plus rapide et moins cher dans le monde entier...

20 Minutes avec agence

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Le patron de Tesla, Elon Musk, présente le 9 octobre 2014 à l'aéroport Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles, le chassis de la nouvelle Tesla "D"
Le patron de Tesla, Elon Musk, présente le 9 octobre 2014 à l'aéroport Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles, le chassis de la nouvelle Tesla "D" — Mark Ralston AFP

De ses milliers de microsatellites pesant moins de 115 kilos qui permettraient d'offrir Internet sans fil dans le monde entier, Elon Musk en avait déjà parlé en novembre dernier. L'entrepreneur sud-africain, qui a cofondé Paypal et Tesla Motors, a confirmé et précisé son projet ce week-end, dans les colonnes du site Bloomberg B​usinessWeek. Il a notamment affirmé qu'il allait investir jusqu'à 10 milliards de dollars dans sa flotte de satellites capables de fournir une connexion Internet sur Terre et dans l'espace. 

Originalité de cet essaim de petits engins peu onéreux: contrairement aux autres satellites de télécommunications, ils survoleront la Terre à basse altitude. «Sur le long terme, il s'agit d'augmenter la vitesse de connexion et de fournir Internet à des zones peu peuplées», précise le playboy philanthrope, qui a, par ailleurs, annoncé un don de 10 millions de dollars à la recherche sur l’intelligence artificielle.

Opérationnel dans cinq ans 

Celui qui a déjà fondé SpaceX en espérant démocratiser les voyages dans l'espace estime que son nouveau projet devrait être opérationnel d'ici à cinq ans. Près de 60 employés devraient travailler à son élaboration, mais, selon Elon Musk, l'équipe pourrait s'agrandir à un millier de personnes dans 3 ou 4 ans. 

Et le milliardaire de confirmer élaborer le projet avec le vétéran de l'industrie des satellites Greg Wyler, qui s'est penché sur un projet similaire pour Google, d'après le Wall Street Journal. Un projet titanesque qui , selon l'entrepreneur, devrait aussi aider les futurs habitants de la première colonie sur Mars à communiquer alors que «personne ne l'a encore fait jusqu’ici».