Jeux vidéo: Le patron de Take Two répond à la nouvelle polémique sur «GTA V»

JEUX VIDEO La nouvelle version du jeu sur les consoles actuelles offre un niveau de qualité des graphismes jamais atteint dans la série...

M.C.

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Le jeu GTA V
Le jeu GTA V — Rockstar/Take two

La série de jeux vidéo Grand Theft Auto, GTA pour les intimes comme pour ses détracteurs, a soulevé polémiques et controverses depuis ses débuts en 1997. Dans un monde ouvert et de plus en plus vaste au fil des épisodes, le joueur incarne un criminel qui en se promenant librement en ville, peut (et doit souvent) voler des voitures, tuer des passants, détruire des hélicoptères, etc.

A ce jour, les 16 jeux de la série GTA se sont écoulés à plus de 150 millions d’exemplaires dans le monde. GTA V, le dernier épisode en date, s’était vendu à près de deux millions d’exemplaires en France dans les trois mois suivant sa sortie en septembre 2013. GTA a aussi accumulé un grand nombre de procès à son encontre, intentés par des associations familiales ou des avocats spécialisés.

Bruitages «explicites»

La polémique actuelle concerne GTA V, sorti il y a plus d’un an, mais qui a vu le jour cette semaine sur les consoles de génération actuelle, PS4 et Xbox One, avec des graphismes beaucoup plus fins et détaillés. Et un nouveau mode de jeu en vue subjective (à la première personne) qui permet d’admirer l’univers du jeu sous de nouvelles facettes… jusque dans les détails. En cause, la possibilité d’avoir des relations sexuelles avec des prostituées, déjà présente dans le jeu original, mais cette fois de manière «graphique», moins explicite visuellement d'ailleurs que dans de nouveaux bruitages (un exemple à déconseiller aux plus jeunes est présent sur le site Polygon).

Le patron de Take Two, l’éditeur du jeu, a été invité sur la chaîne Bloomberg TV a répondre à une question sur ces relations sexuelles et la possibilité de tuer froidement les prostituées. «C’est un environnement criminel, un monde sans concession, c’est de l’art», a répondu Strauss Zelnick. «J’adhère à cet art. Et il est de toute beauté. Mais il est sans concession.»

Le cinéma et les séries télé moins sujets à polémique

Dressant un parallèle avec d’autres médias moins sujets à polémique, il a ajouté: «Ne nous voilons pas la face au sujet de l’univers dans lequel nous évoluons. Nous sommes proches de l’industrie du cinéma et des séries télévisées, qui explorent un univers similaire. Alors, oui, c’est un monde hostile parce que ce sont les bas-fonds, c’est un univers criminel.»

Rappelant que le jeu propose plus que des relations sexuelles avec des prostituées, Strauss Zelnick évoque alors les «centaines d’heures de jeu» dans GTA V. «Les gens jouent à GTA Online [le jeu en ligne dans l’univers de GTA] depuis plus d’un an, et il y a des tonnes de choses à faire. C’est un environnement très excitant. Est-ce qu’il peut-être parfois rude? Oui, absolument.»

Le jeu est classé PEGI 18, c’est-à-dire, selon les critères du PEGI (Pan-European Game Information, soit le système européen d’information sur les jeux) «la classification destinée aux adultes [qui] s’applique lorsque le degré de violence atteint un niveau où il rejoint une représentation de violence crue et/ou inclut des éléments de types spécifiques de violence.» Les joueurs sont (de nouveau) prévenus.