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Comme un air de bug de l’an 2000

Comme un air de bug de l’an 2000

ETATS-UNIS – Dimanche, les Américains changent d’heure trois semaines plus tôt que d’habitude, et certains craignent…
Philippe Berry

Philippe Berry

En anglais, on appelle ça un air de «déjà vuu». Dimanche, les Américains vont passer à l’heure d’été trois semaines plut tôt que d’habitude, et certains craignent qu’un grand méchant bug informatique s’invite à la fête.


En l’an 2000, ce devait être l’apocalypse. Les marchés financiers allaient s’effondrer, les satellites s’écraser. Et au final, rien ou presque. Mais cette fois-ci, les entreprises seraient moins bien préparées.


«Les avions ne vont pas tomber»


Le cabinet d’étude Forrester se veut néanmoins rassurant: «Les avions ne vont pas tomber.» Les perturbations sont plutôt attendues sur les systèmes automatiques de chauffage ou d’électricité. Pour les serveurs d’entreprises, Microsoft a mis au point des patchs pour ses systèmes d’exploitation et assure que tout se passera bien.


Côté BlackBerry et autres organizers, des mises à jour automatiques sont de la partie. Des experts informatiques conseillent cependant de passer un bon vieux coup de téléphone pour vérifier l’heure de ses rendez-vous, et ce pendant trois semaines.


Depuis 1986, les Américains avançaient en effet les pendules le premier dimanche d’avril. Mais en 2005, le Congrès a eu une idée: quitte à économiser de l’énergie en passant à l’heure d’été, autant le faire plus tôt. En France, comme dans tous les pays de l’UE –depuis 1998– l’opération se fait le dernier dimanche de mars. Attention donc: du 11 au 25 mars, il n’y aura plus que 5 heures de décalage avec New York (contre 6) –et 8 heures avec San Francisco (contre 9).