Universal «n’a pas changé» sur les DRM

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La chanteuse Emilie Simon (Universal), par Raphael Neale.
La chanteuse Emilie Simon (Universal), par Raphael Neale. — no credit

Pascal Nègre, patron d’Universal Music France et farouche défenseur des DRM, serait-il en train de mettre de l’eau dans son vin? Si le live d’Emilie Simon à l’Olympia ne sort que le 5 mars en CD, il est disponible en téléchargement depuis une semaine. Jusque-là, rien d’exceptionnel: Universal Music avait déjà procédé de la sorte pour le dernier album de Zazie. Mais ce coup-ci, la première maison de disque française va plus loin.

Pour 9,99 euros, l’utilisateur peut en effet choisir (1) d’acheter l’album d’Emilie Simon au format mp3. Comprendre des fichiers dépourvus de DRM, ces fameux verrous que Pascal Nègre a toujours défendus, arguant qu’ils permettaient de lutter contre le piratage.

Un «micro-test»

Contacté par 20minutes.fr, Universal Music douche cependant les espoirs de ceux qui voulaient voir dans l’expérience Emilie Simon le début d’un tremblement de terre, ou au moins une conséquence de l’appel passé par Steve Jobs le mois denier. «Notre position sur les DRM n’a pas changé. Il s’agit seulement d’un micro-test», commente la major. Un micro-test suivi d’autres? Universal ne «se l’interdit pas». La maison de disque n’en dira pas davantage.

(1) L’album est également disponible –au même prix– en fichiers WMA protégés par des DRM de Microsoft.

En photo, Emilie Simon par Raphel Neale (Universal).