Emmanuelle Richard: «Faire participer les citoyens à l'info, c'est sain»
L'avis d'Emmanuelle Richard, journaliste française expatriée à Las Vegas. Son blog ensoleillé.
Un correspondant numérique? Surtout pas favorable à un modèle inspiré des réseaux de correspondants de la PQR, ces fameux CLP! Ce statut convient peut-être très bien à l'instit local, mais le recours systématique à ces correspondants "de prestige", sous-payés et sans couverture sociale, nuit à la qualité du journal et à la profession. Les pages locales deviennent un gros carnet d'événements locaux sans aucune enquêtes, et les postes de journalistes-correspondants disparaissent. Pire: des jeunes journalistes qui débutent sont relégués au rang de correspondant de PQR au lieu de décrocher de vraies piges, payées en salaires, ou de vrais postes.
Je crains donc le même genre d'abus et de laisser-aller des rédactions qui en profitent pour contourner la loi Cressard (lire) avec ces correspondants-internautes. Pas besoin d'un nouveau titre à mon sens: c'est aux rédactions de créer et de gérer leur propre réseau de commentateurs réguliers et participants actifs, en exigeant qu'ils envoient leurs infos, photos ou vidéo sous leur vrai nom, avec un numéro de téléphone auquel on pourrait les contacter. Ce que CNN et compagnie font déjà.
Je trouve cela très sain de faire participer davantage de citoyens à l'info: les journalistes viennent presque toujours du même milieu social, habitent dans les mêmes quartiers, se fréquentent beaucoup entre eux. Avoir un réseau d'internautes motivés de tous bords et sans doute assez jeunes permettrait d'avoir un meilleur flair pour les sujets.
Je trouve cela très sain de faire participer davantage de citoyens à l'info: les journalistes viennent presque toujours du même milieu social, habitent dans les mêmes quartiers, se fréquentent beaucoup entre eux. Avoir un réseau d'internautes motivés de tous bords et sans doute assez jeunes permettrait d'avoir un meilleur flair pour les sujets.
Je trouve cela très sain de faire participer davantage de citoyens à l'info: les journalistes viennent presque toujours du même milieu social, habitent dans les mêmes quartiers, se fréquentent beaucoup entre eux. Avoir un réseau d'internautes motivés de tous bords et sans doute assez jeunes permettrait d'avoir un meilleur flair pour les sujets.
Bien sur, on dira: "il faut créer un statut pour ces internautes correspondants afin de les protéger contre les abus." Vu comment les journalistes pigistes sont traités par de nombreux médias qui enfreignent la loi impunément, à commencer par les médias de service public (!) je ne crois pas au statut-bouclier. Les médias qui traiteront les internautes correctement attireront le haut du panier, et ceux qui les traiteront mal seront punis immédiatement par voie de Google: les internautes feront savoir très vite sur leurs blogs si quelque chose ne va pas.
Bien sur, on dira: "il faut créer un statut pour ces internautes correspondants afin de les protéger contre les abus." Vu comment les journalistes pigistes sont traités par de nombreux médias qui enfreignent la loi impunément, à commencer par les médias de service public (!) je ne crois pas au statut-bouclier. Les médias qui traiteront les internautes correctement attireront le haut du panier, et ceux qui les traiteront mal seront punis immédiatement par voie de Google: les internautes feront savoir très vite sur leurs blogs si quelque chose ne va pas.
Un label n’est pas nécessaire. Le public est meilleur juge et préfèrera un site qui pratique la transparence, explique ses démarches, répond aux critiques et corrige ses erreurs publiquement au lieu de les balayer sous le tapis.


















