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La musique financée par la pub reste en sourdine

La musique financée par la pub reste en sourdine

Un an après l'annonce explosive de son arrivé, la société Spiral Frog est au point mort…
A Cannes, David Carzon

A Cannes, David Carzon

L’an dernier, la société américaine Spiral Frog lançait un énorme pavé dans la mare musicale en annonçant un deal avec Universal pour diffuser gratuitement le catalogue de la major en échange de publicité. Un modèle économique séduisant pour une industrie du disque en quête de nouvelles sources de revenus.


Belle sur le papier, cette idée cache des contraintes importantes pour le consommateur. Il ne suffit pas en effet que de regarder un peu de publicité pour avoir le droit de télécharger des morceaux. Ainsi, les fichiers ont une durée de vie limitée, ils ne sont ni gravables, ni exportables sur certains baladeurs comme l’iPod. Et pour conserver ses morceaux, il faudra se rendre régulièrement sur le site de Spiral Frog. Une offre qui s’adresse surtout à un jeune public qui ne peut payer en ligne parce qu’il n’a pas de carte de crédit ou qui ne veut pas payer pour la musique.


Sauf que quatre mois après cette annonce, le site n’a toujours pas montré le bout de son nez. «Coming soon», affiche-t-il toujours.


Ce dimanche, la venue du patron de Spiral Frog au Midemnet (Marché international du disque et de l'édition musicale sur le Net) était attendue au tournant par tous les professionnels. Mais celui-ci a fait faux bond au dernier moment. «Management check-up», ont expliqué les représentants de l’entreprise. Traduction : ça sent la restructuration à plein nez malgré les démentis officiels. Pour le moment, il s’agit plus d’un modèle d’effet d’annonce que d’un modèle économique.