«FnacMusic travaille des Majors pour proposer des mp3 sans DRM»
Trois questions à Frank Leprou, directeur Général de Fnac.com, alors que depuis mercredi, l’enseigne propose à la vente 150.000 morceaux dépourvus de mesures de protection.Propos recueillis par Philippe Berry
Trois questions à Frank Leprou, directeur Général de Fnac.com, alors que depuis mercredi, l’enseigne propose à la vente 150.000 morceaux dépourvus de mesures de protection.
Le marché de la musique en ligne peine à décoller en France. Cela a-t-il joué dans votre décision de commercialiser des morceaux en MP3 sans verrou?
En 2006, nous avons connu une croissance d’environ 80% sur FnacMusic. Nous souhaitons évidemment faire mieux. Surtout quand on pense que sur le milliard de chansons téléchargées en 2005 en France (1), seulement 2% l’ont été légalement. S’affranchir des DRM est une mesure offensive. Cela offre un confort aux utilisateurs qui peuvent écouter ces 150.000 morceaux n’importe où. Et ce n’est pas un effet d’annonce, ils sont vraiment tous disponibles. Je cherche encore les 200.000 titres de VirginMega…
Les labels indépendants aujourd’hui. A quand un accord avec les majors? Il se murmure qu’EMI est intéressé…
Nous travaillons en effet en particulier avec EMI, mais aussi Sony BMG dont le président a montré des signes d’ouverture. Mais pour le moment, il n’y a aucun engagement. En abandonnant les DRM, les majors ont peur d’ouvrir encore davantage la porte au piratage. A nous de les convaincre par l’exemple.
Les artistes pourront bientôt vendre leur musique directement sur Myspace France. Y a-t-il encore de la place pour un distributeur intermédiaire?
Sincèrement, oui. Nous avons la capacité de faire découvrir de nouveaux artistes comme personne et surtout d’offrir des solutions complémentaires. Acheter un CD avec son livret et sa jaquette, télécharger des morceaux, des albums en entiers ou simplement les écouter en illimité... Notre offre est intégrale.
(1) Selon une étude GFK de janvier 2006


















