«Titanfall» fait pleuvoir les gros robots sur le champ de bataille

JEU VIDEO Le jeu d’action et de tir «Titanfall» sort ce jeudi. Un blockbuster futuriste imaginé par d’anciens créateurs de «Call of Duty»…

Joel Metreau

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Le jeu vidéo
Le jeu vidéo — Electronic arts

C’est peu dire que ce jeu est très attendu. «C’est un des premiers gros jeux de la Xbox One et une nouvelle franchise proche de «Call of Duty», mais qui apporte des nouveautés comme ces robots et ces déplacements plus rapides», note Sébastien Delahaye, rédacteur chez Canard PC. Quelques similitudes avec la franchise phare de l’éditeur Activision? Oui, car «Titanfall» a été développé par l’Américain Respawn Entertainment, studio fondé par les créateurs de «Call of Duty».

«Quand ils ont été licenciés par Activision en 2010, ils déclaraient vouloir faire une nouvelle franchise futuriste, sans préciser ce que c’était», rappelle le journaliste auteur de Call of Duty, les coulisses d’une machine à succès (en ebook sur Amazon). En tout cas, «une partie de la communauté des fans de shooters nous a suivis de très près, excitée à l’idée de jouer à quelque chose de neuf», renchérit Abbie Heppe, la responsable des réseaux sociaux pour le studio.

«Comme si on créait deux jeux en un»

Du neuf, pas tout à fait. Toujours des soldats et des armes à foison dans «Titanfall», mais la star de ce blockbuster édité par Electronic Arts, ce sont les titans. «On a commencé le jeu avec le concept d’armure de métal, comme Iron Man, pour étendre la vie du joueur, se souvient Joel Emslie, lead artist. Puis j’ai construit une maquette de l’armure et placé une petite figurine à côté. Et c’est là qu’on a décidé d’en faire de vrais robots.» Un pari compliqué. «Quand on est sur deux échelles différentes, c’est comme si on créait deux jeux en un, afin d’y inclure deux styles de jouabilité», poursuit-il. En effet, les niveaux ont dû être travaillés pour qu’on puisse bouger dans l’espace à l’intérieur du titan, comme à l’extérieur.

«Appleseed», «Robotech», «Gundam»…

District 9, Star Wars, Aliens sont les noms de films avancés par le développeur pour décrire la teinte crasseuse donnée à l’environnement. Puis les animés japonais «Appleseed», «Robotech», «Gundam» avec leurs célèbres mechas [immenses robots humanoïdes]. «Mais le public américain et le marketing semblaient avoir une réticence à ce qu’on les appelle ainsi, je ne me l’explique pas, confie Joel Emslie. Du coup on les a appelés titans. Et le jeu «Titanfall» («chute de titan» en VO), la façon la plus cool de tuer un adversaire. C’est pas mal de nommer le jeu d’après un élément tactique.»

«Titanfall» a été bien accueilli au pays des mechas lors du Tokyo Game Show, recevant un prix. «L’adoubement des Japonais, c’était un honneur. Car c’est dur de designer des robots pour tous les marchés. Les Japonais nous disent en général que notre design est mauvais.» Chaque titan – il y en a trois – possède sa personnalité. Jusque dans les détails. Joel Emslie sourit: «Sur le titan Atlas, j’ai apposé les initiales de mon épouse.» Attention, ça part plus difficilement qu’un tatouage.

«Titanfall», accessible, beau et fluide

«Titanfall» (sur Xbox 360, Xbox One et PC) ne révolutionne pas le genre du jeu de tir et d’action. Mais il est appréciable par sa simplicité d’usage et son accessibilité. Au bout de quelques parties, on se l’approprie rapidement, en trouvant du plaisir à bouger à se battre à taille humaine comme au pilotage d’un monstre d’acier. Il impressionne par sa fluidité et ses qualités graphiques et sonores, notamment sur la Xbox One. Axé sur le multijoueur, le jeu propose une campagne mais surtout plusieurs modes de batailles, où la vitesse des mouvementslse dispute à l’élégance des combats.