20 Minutes : Actualités et infos en direct
JEUX VIDÉOLe créateur de Flappy Bird retire son jeu sous le feu des critiques

Le créateur de Flappy Bird retire son jeu sous le feu des critiques

JEUX VIDÉOon jeu attaqué de toutes parts lui rapporterait 50.000 dollars par jour...
Le jeu Flappy Bird, créé par Dong Nguyen.
Le jeu Flappy Bird, créé par Dong Nguyen. - DR
Mathias Cena

Mathias Cena

Et l’oiseau regagna son nid. Le développeur du jeu gratuit Flappy Bird, carton sur iOS et Android, vient d’annoncer dans un message déjà retweeté plus de 100.000 fois qu’il avait décidé de retirer son jeu. Raison invoquée : il n’en peut plus.

« I am sorry 'Flappy Bird' users, 22 hours from now, I will take 'Flappy Bird' down. I cannot take this anymore. — Dong Nguyen (@dongatory) February 8, 2014 »

Alors que Flappy Bird déchaîne les passions sur internet à cause, notamment, de sa simplicité graphique et de la difficulté de son gameplay, son créateur, Dong Nguyen, un Vietnamien de 29 ans, avait déjà demandé la semaine dernière sur twitter à ce qu’on le laisse tranquille. Il faut dire que les noms d’oiseaux volent sur le web depuis trois semaines au sujet de ce jeu disponible depuis mai 2013 et qui, selon son auteur, lui rapporte 50.000 dollars par jour de recettes publicitaires, via un bandeau en haut de l’écran de jeu. Même si cette soudaine notoriété a sans doute fait augmenter encore les revenus, Dong Nguyen, qui refuse toutes les demandes d’interviews, se dit dépassé par les événements.

Accusations de plagiat

Le principe de son jeu est excessivement simple : il faut tapoter l’écran pour empêcher un oiseau pixellisé de s’écraser au sol ou de s’encastrer dans des tuyaux. La monotonie de ce jeu que son auteur dit avoir créé en quelques soirées n’a d’égale que sa difficulté inouïe, qui lui a valu des pelletées d’articles parfois intitulés : « Mais pourquoi ce jeu limite m...dique, à la difficulté impossible, est premier sur l’Appstore ? »

Les critiques sont parfois plus nuancées: au détour d’une longue analyse du jeu, le développeur indépendant Ian Bogost en conclut que jouer à Flappy Birds provoque chez lui les mêmes sensations que de s’échiner deux heures durant à tenter de réparer la poignée de son tiroir de salle de bains.

Mais ce sont sans doute les accusations de plagiat qui ont inspiré à l’auteur de jeter l’éponge. Flappy Bird est en effet dans le collimateur pour son style graphique qui ressemble comme deux pixels à celui de Mario, et pour sa frappante similitude avec un jeu français sorti en 2011. L’auteur nie en bloc.

La popularité fulgurante et inattendue du jeu a évidemment inspiré de longues analyses des raisons de son succès. D’autres développeurs, qui se sont senti pousser des ailes, ont d’ailleurs pondu un certain nombre de clones de Flappy Bird, comme Iron Pants. Dong Nguyen, lui, résume ainsi l’aventure sur twitter: «Je peux dire que Flappy Bird est un succès. Mais il a aussi ruiné ma vie. Donc maintenant je le déteste». Et affirme qu’il continuera à faire des jeux.

« I can call 'Flappy Bird' is a success of mine. But it also ruins my simple life. So now I hate it. — Dong Nguyen (@dongatory) February 8, 2014 »

Sujets liés