Bubble 2.0 or not bubble
Avec l’effervescence autour du Web 2.O, une question: les leçons de l’éclatement de la première bulle internet ont-elles été tirées?
Prudents mais pas alarmistes. A en croire les intervenants du Web 3, les risques de formation -et surtout d’éclatement- d’une seconde bulle internet sont limités. Les leçons du début des années 2000, ont été tirées. Au moins les plus importantes.
Selon Danny Rimmer, un venture capitalist ¬-VC dont le rôle consiste à réaliser des investissements, souvent risqués, dans des start-ups notamment- s’il y a une vraie effervescence autour de tous les concepts web 2.0 (lien vers dossier 20min), la folie des introductions boursières (IPO) est belle et bien passée: «Dans les années 95-00, une vague bonne idée pouvait signifier une introduction dans les trois mois», raconte-t-il.
«Seuls les meilleurs survivront»
Alex Williams, venu présenté Splash Cast, une start-up qui propose une solution pour simplifier la publication de vidéos sur l’Internet, partage cet avis. Mais pour lui, le principal changement se situe au niveau de l’utilisateur : «Désormais, explique-t-il, il ne suffit plus d’une bonne idée. Il faut un vrai débouché vers les utilisateurs si l’on veut générer des bénéfices.» Conséquences : «les business plans sont beaucoup plus étudiés.»
Pour autant, cette prudence –et le fait que démarrer son business coûte beaucoup moins cher aujourd’hui grâce aux infrastructures bien plus développées- ne protégeront pas forcément des désillusions. Ouriel Ohayon, entrepreneur et rédacteur en chef du célèbre site Techcrunch, prévient : «Il y aura des morts.» Plus qu’une bulle 2.0, il voit une forme de « darwinisme où seuls les meilleurs, petits ou gros, survivront».
«La France en retard»
Dans cette optique, la France «a du retard», estime-t-il. Si les start-ups françaises ont le vent en poupe (Dailymotion, Netvibes), aucune entreprise n’a le statut des géants que sont Google, Yahoo, eBay ou Amazon. Les rares succès européens comme Kelkoo ou Skype sont passés sous contrôle américain. La France manque de «smart money», analyse Ouriel Ohayon, expliquant que les investisseurs, en plus d’être «frileux» connaissent souvent mal Internet.



















