Espionnage: Les géants de l'Internet exigent une nouvelle législation

HIGH-TECH Huit géants de l'Internet pressent ce lundi Barack Obama de mieux encadrer les pratiques de surveillance, après les révélations de l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden cet été...

A.L avec AFP

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Barack Obama dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 mars 2013.
Barack Obama dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 mars 2013. — no credit

Microsoft, Google, Apple, Facebook, LinkedIn, Yahoo!, AOL, Twitter: dans une lettre ouverte à Barack Obama et aux membres du Congrès, huit géants de l'internet exigent un meilleur encadrement des pratiques de surveillance. Ils écrivent: «Nous comprenons que les gouvernements ont le devoir de protéger leurs citoyens. Mais les révélations de cet été ont mis en lumière le besoin urgent de réformer les pratiques gouvernementales de surveillance dans le monde». 

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Depuis cet été, les révélations fracassantes de l'ancien consultant de l'Agence américaine de sécurité (NSA) ont mis au jour l'ampleur de Prism, programme secret de surveillance américain visant des millions de communications électroniques dans le monde.

«La balance a trop penché en faveur de l'Etat»

«Nous sommes concentrés sur la sécurisation des données de nos utilisateurs - en déployant les technologies de cryptologie ultimes pour empêcher toute surveillance non-autorisée de nos réseaux» et en passant au crible les requêtes gouvernementales concernant des données utilisateurs «pour s'assurer qu'elles sont légales et sensées dans leur portée», écrivent ces huit géants. «Dans de nombreux pays, la balance a trop penché en faveur de l'Etat et s'est éloignée des droits des individus - des droits qui sont garantis par la Constitution. Ceci met en danger les libertés que nous chérissons tous. Cela doit changer», selon eux.

La semaine dernière, Microsoft a annoncé qu'il allait chiffrer les données échangées sur son réseau informatique, en raison «d'inquiétudes sérieuses»  sur la surveillance du gouvernement américain, emboîtant ainsi le pas à Google, Yahoo! ou encore Twitter, qui a ajouté fin novembre un niveau supplémentaire de sécurité pour rendre plus difficile les tentatives d'espionnage.

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Les géants veulent publier le nombre et la nature des requêtes gouvernementales

Au titre des réclamations, ces grands groupes demandent au gouvernement américain de «les autoriser à publier le nombre et la nature des requêtes gouvernementales concernant des informations sur des utilisateurs», et de «limiter leur surveillance à des utilisateurs précis, sur la base de raisons légales, et ne de pas collecter en vrac des masses de données de communications» .

Ils estiment en outre que les agences de sécurité à la recherche d'informations «doivent le faire dans un cadre légal clair», et que tout doit être fait pour éviter les «conflits»  entre pays, prenant par exemple la forme d'un Traité d'assistance judiciaire mutuelle lors de demande d'informations entre différentes juridictions.