La machine était trop forte
Le champion du monde d'échecs, Vladimir Kramnik n’a rien pu faire contre le logiciel Deep Fritz. A l’issue de leurs six confrontations, il s’incline 4 points à 2.P.B. avec AFP
Après cinq heures de bataille et 47 coups, la machine a triomphé. Lors de leur ultime confrontation, le champion du monde des échecs Vladimir Kramnik, qui a tenté une défense sicilienne, s’est incliné face au logiciel allemand Deep Fritz.
A l’issue de leur match en six parties, le programme l’emporte donc par 4 points à 2 (une victoire valant 1 point, un nul 0,5). Kramnik n’a pas remporté la moindre confrontation : il a arraché 4 nuls et s’est incliné 2 fois. «Le monstre fait constamment l'objet d'améliorations, mais je crois que je peux encore lutter contre cet adversaire incroyablement fort», déclarait pourtant le champion du monde la semaine dernière. Malgré sa défaite, Kramnik, 31 ans n’a pas tout perdu : il empoche tout de même 375.000 euros.
10 millions de positions par seconde
Le «monstre» est surpuissant. Il peut examiner huit à dix millions de positions par seconde. Et au vu de la rapidité du progrès technique et de la puissance de plus en plus impressionnante des outils informatiques, les experts considèrent que le règne de la machine, qui a débuté il y a près de 10 ans avec la victoire de Deep Blue sur Kasparov, n’est pas près de s’arrêter.
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