Chef de production chez Ama, Guillaume Campion a adopté les Google Glass.
Chef de production chez Ama, Guillaume Campion a adopté les Google Glass. — AMA

TECHNOLOGIE

Ama, la start-up bretonne qui veut en mettre plein la vue via les Google Glass

Spécialisée dans la conception de contenus ludiques et d'applications pour mobiles la société installée à Rennes développe des jeux pour les lunettes connectées du mastodonte de l'Internet...

Les Google Glass sont pour encore pour beaucoup du domaine de la science-fiction. Pour les équipes d’Ama, les lunettes connectées du géant de l’Internet sont déjà une réalité. La société rennaise fait partie des rares privilégiés en France à détenir les Google Glass, dont la commercialisation n’est prévue qu’en 2014. «Nous sommes les seuls avec Google et un particulier à les avoir», indique Marie-Anne Denis, chef de produit chez Ama. Une sorte de reconnaissance pour la société, créée en 2004 à Londres par Christian Guillemot et qui a pris ses quartiers à Rennes il y a un peu plus d’un an.

Un défi technologique

Pour les gamers et les addicts du smartphone, Ama jouit déjà d’une belle réputation. Les jeux d’action et d’arcade qu’elle développe sont à chaque fois des cartons sur les stores de Google et d’Apple. Parmi les récents succès, les jeux «Babel Rising», «Panic Flight» ou l’application «Love Test Calculator», déjà téléchargée plus de trois millions de fois. Avec les Google Glass, le défi technologique s’annonce encore plus complexe. «Il n’y a pas de touche comme sur les mobiles. Il faut donc repenser totalement la jouabilité, en utilisant seulement la molette sur le côté des lunettes et le contrôle vocal», souligne Marine Fradet, chef produit chez Ama.

«Des perspectives incroyables»

Avec un temps d’avance sur ses concurrents, la société a déjà conçu un premier prototype de jeu de puzzle, «Escape». Et la startup ne compte pas s’arrêter là avec l’ouverture à venir d’un studio de développement entièrement dédié aux lunettes révolutionnaires de Google. «L’objet offre des perspectives incroyables notamment en matière de réalité augmentée. A nous d’innover et d’imaginer de nouveaux contenus», reconnaît Marine Fradet.