La petite musique de l’abonnement
Les offres de téléchargement illimité et légal débarquent en France après avoir fait leurs preuves aux USALa petite musique du téléchargement en France en passe d’être révolutionnée ? Universal Music lance le 13 novembre le site BuzzMusic.fr, une plate-forme de téléchargement à la fois légale et illimitée. La formule existe déjà outre-Atlantique via les plate-formes Napster ToGo, Yahoo ! Music Unlimited ou encore AOL Music Now. Reste que BuzzMusic.fr impose certaines restrictions, contraires à la future loi sur le droit d’auteur (1). L’accès au service est en effet soumis à l’achat du nouveau baladeur de marque Neo (vendu à 99 euros avec un abonnement de six mois au service de téléchargement illimité). Au-delà, l’abonnement s’élève à 9,90 euros par mois. Le catalogue disponible est, lui, limité : 50.000 titres tirés du seul fonds d’Universal. Enfin, si l’utilisateur stoppe son abonnement, les fichiers, protégés par DRM (mesures de protection), deviennent aussitôt illisibles. Ce qui fait de BuzzMusic davantage un service de location que d’achat.
Autre philosophie avec MusicMe (Apach Network) qui propose déjà de la musique illimitée en streaming viendra concurrencer le géant Universal, "d'ici la fin de l'année" indique son service de presse sans donner l'impression de trop y croire. MusicMe passe lui aussi un téléchargement avec un abonnement plus cher de 14,95 euros par mois mais qui donnera accès à environ 600.000 titres de quatre majors différentes. Et le service ne sera pas réservé à une seule marque de baladeur.
Même principe mais avec un catalogue d’un million de titres pour seulement 9,90 euros par mois sans engagement, c’est l’offre que proposera également bientôt le site Fnacmusic.com. Mais avec une limitation de taille : pas la moindre option de téléchargement. L’enseigne de grande distribution culturelle se veut ainsi davantage agitateur de streaming sur PC que juke-box individualisée pour personne mobile.
Arrivé discrètement en août dans l’Hexagone, l’outsider eMusic propose des forfaits de téléchargement de chansons des labels indépendants au format MP3. Une formule imposée en raison de l’absence d’accord avec les majors du disque mais qui semble faire ses preuves puisque le site annonce avoir déjà vendu deux millions de titres. Aux Etats-Unis, eMusic est devenu le challenger officiel d’iTunes, la plate-forme d’Apple. Ne pas avoir trop de contraintes semble rester le refrain favori des internautes.
A. Sulzer
(1) Le texte de la loi sur les droits d’auteur et drois voisins dans la société de l’information est accessible ici. Les décrets d’application doivent être publiés dans les jours à venir



















