«Dead Island Riptide»: Une pub télé censurée en Australie

J.M.

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Le jeu vidéo «Dead Island Riptide», où des survivants tentent d'échapper à des zombies.
Le jeu vidéo «Dead Island Riptide», où des survivants tentent d'échapper à des zombies. — Deep Silver

En Australie, le suicide est une chose trop sérieuse pour être montrée dans une publicité. Le site Mumbrella a révélé que l’Advertising Standards Bureau australien, l’équivalent de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité en France (ARPP), a fait mettre fin à la diffusion d’une publicité pour «Dead Island: Riptide», sorti en avril dernier. Ce jeu vidéo, un survival horror où il faut massacrer des zombies, est la suite de «Dead Island», qui a connu un succès surprise en se vendant à cinq millions d’exemplaires.

Dans cette vidéo, un court film d’animation, un jeune couple s’embrasse sur une bande sonore plutôt romantique. Ils sont à bord d’un voilier. L’homme tient un briquet dans ses mains, puis la caméra parcourt l’intérieur du bateau, où règne le désordre et des bonbonnes de gaz. Des zombies frappent la coque. La femme murmure «I love you». Puis, l’homme allume le briquet, dont la flamme explose le voilier. Enfin apparaît le logo du jeu: un homme stylisé, pendu à un palmier.

L’organisme australien avait été saisi d’une plainte, qui considérait que la publicité était trop explicite dans sa description d’un suicide et que le logo pouvait être traumatisant pour les gens qui ont connu un suicide dans leur famille. Et elle s’est montrée réceptive, considérant dans son jugement que «l’utilisation d’images qui suggèrent fortement le suicide n’était pas approprié dans le cadre d’une publicité à la télévision pour un jeu vidéo».

L’organisme note aussi que cette publicité avait été diffusée durant le programme «UFC Unleashed», qui retransmet des championnats de combat ultime, dont l’audience pouvait «même si c’est peu probable être composée de jeunes enfants».

Le marketing de «Dead Island: Riptide» avait été critiqué, notamment en raison d’un buste mutilé de femme qui devait sortir avec l’édition collector. L’Allemagne avait carrément interdit de vente «Dead Island : Riptide», dont l’éditeur Deep Silver est... allemand.