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Photo d'anniversaire pour les 10 ans du numérique
L'engouement n'a pas été instantané. Lancés il y a dix ans, les premiers appareils photo numériques étaient chers (environ 5 000 francs, soit 762 e) et peu performants. « Jusqu'en 1999, on restait cantonnés dans une utilisation informatique. D'ailleu...©2006 20 minutes
L'engouement n'a pas été instantané. Lancés il y a dix ans, les premiers appareils photo numériques étaient chers (environ 5 000 francs, soit 762 e) et peu performants. « Jusqu'en 1999, on restait cantonnés dans une utilisation informatique. D'ailleurs, on ne parlait pas de photo à l'époque », rappelle Matthieu Cortesse, analyste à l'institut Gfk. Jusqu'à la fin 1999, la photo numérique restait le terrain de chasse de marques comme Casio, Epson ou Sony. Le déclic a lieu au printemps 2000 avec la sortie des premiers compacts dotés d'une résolution de 3 millions de pixel. La photo numérique devient alors un marché de masse. « La technologie était enfin devenue crédible aux yeux des consommateurs », se souvient-on chez Pentax. En 2001, les ventes bondissent de 65 % et dépassent le million d'exemplaires à la fin 2002. Si à l'époque, un Nikon Coolpix 4 mégapixels vaut la bagatelle de 1 000 e, la révolution est en marche : les Français achètent 2,5 millions d'appareils numériques en 2003, 4 millions en 2004, 4,6 millions en 2005.
Aujourd'hui, 45 % des foyers sont équipés. Il y a dix ans, 85 % possédaient un argentique, ce qui laisse une belle marge de progression. Les ventes se partagent entre compacts (85 %), bridges (10 %) et reflex (5 %). L'achat de ces derniers pourraient tutoyer les 300 000 unités en 2006, « l'équivalent des ventes de reflex argentiques à la fin des années 1990 », observe Matthieu Cortesse. Mais les constructeurs font la grimace. Le marché, mature, ne connaîtra pas de croissance cette année, stagnant à 4,6 millions de ventes. Or, les prix baissent : 242 e environ pour un 5 mégapixels, contre 364 e il y a un an. Du coup, « les constructeurs ajoutent des fonctions pour maintenir le marché, aucun n'a envie de proposer des produits à moins de 100 e ».
Christophe Séfrin



















