Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Des téléphones de plus en plus joueurs

Des téléphones de plus en plus joueurs

Quand les portables jouent les consoles… Avec 50 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, contre 28 millions en 2005 selon GfK, le marché des jeux sur mobile poursuit sa croissance

 Quand les portables jouent les consoles… Avec 50 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, contre 28 millions en 2005 selon GfK, le marché des jeux sur mobile poursuit sa croissance. « Mais après une explosion soudaine, il faut séduire de nouveaux clients, s’ouvrir au grand public », note Emmanuel Forsans, directeur de l’Agence française des jeux vidéo. Car si le boum des téléphones 3G crée autant d’acheteurs potentiels, les utilisateurs de portables ne seraient, selon le cabinet Informa, que 5% à avoir déjà acheté un jeu pour mobile. Une audience confidentielle, mais avec des perspectives d’avenir. L’arrivée du n° 1 mondial des jeux vidéo, Electronic Arts, sur le marché pour mobiles le prouve. Le groupe californien, qui vient de signer un accord avec Nokia, s’est déjà octroyé 25% d’un marché dont le français Gameloft est un autre acteur majeur : vingt-cinq de ses jeux ont déjà dépassé la barre du million de ventes,et dix-sept nouveautés sortiront avant la fin de l’année.Grands favoris, les « casual games » sont courts et conçus pour les petits écrans demobile.Le plus répandu de ces « time killers » est Tetris, mais des jeux debillard (GTIPinball), de réflexion (Sudoku), de casse-briques (Bloc Breaker), ou même des hits célèbres (Sonic, Sims) marchent aussi très fort. Assez basiques, ils sont aujourd’hui rejoints par des jeux 3D et en ligne. « C’est une vraie évolution technologique, mais je doute que le portable devienne un jour une console à part entière», précise Frédéric Patissier pour GfK. Pour l’instant, le prix est un frein.«Les opérateurs se gavent, mais ça va forcément évoluer »,prédit Emmanuel Forsans. Les prix sont ainsi 30 % inférieurs aux Etats-Unis. Benoît, téléchargeur occasionnel, reconnaît que « quand on a déjà des jeux chargés sur son portable, il faut être motivé pour débourser 2 à 5 g par jeu supplémentaire ». Mais vu le succès des sonneries pour mobiles à 3 g, « difficile de dire quel serait le juste prix d’un jeu»,souligne Frédéric Patissier.

J. Bouchet-Petersen