02:22
Test : HTC One
HTC n’est pas du genre à se laisser distancer par la concurrence, n’en déplaisent à ceux qui dénigrent la marque. Ils avaient largement prouvé leur valeur avec le fleuron qu’était le HTC One X et annoncent aujourd’hui remettre l...Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr
HTC n’est pas du genre à se laisser distancer par la concurrence, n’en déplaisent à ceux qui dénigrent la marque. Ils avaient largement prouvé leur valeur avec le fleuron qu’était le HTC One X et annoncent aujourd’hui remettre le couvert avec le HTC One. Qu’en est-il vraiment ? Place au test.
C’est une approche somme toute dangereuse que de concentrer sa stratégie sur un unique appareil, même pour des marques telles que Samsung avec son S3 ou Apple et son iPhone. Pourtant HTC s’y atèle avec vigueur. Reste à savoir si le produit final est à la hauteur de leurs ambitions. Nous allons cependant déjà vous spoiler, le joujou est à tomber.
C’est quoi ?
Le HTC One est un smartphone dernière génération qui tourne évidemment sous le système d’exploitation de google dans sa version 4.1 surmontée de la surcouche maison HTC Sense 5.0. En son sein, l’on retrouve un processeur quad-core Snapdragon 600 cadencé à 1.7 GHz et jumelé à 2 Go de RAM. Côté écran, on retrouve un Super LCD 3 de 4,7″ doté d’une définition de 1920 x 1080 pixels (468 PPI). Pour ce qui est du stockage, on retrouve les traditionnels 32 ou 64 Go (malheureusement non extensible).
HTC a choisi d’inclure seulement deux boutons capacitifs, un bouton Home et un autre retour. Le port micro-USB se double d’un port HDMI (câble spécial obligatoire) afin de connecter le téléphone à un téléviseur.
Il lui reste encore quelques atouts dans sa manche : on retrouve un ImageChip 2 made in HTC jumelé à l’APN arrière de 4 Mpx. En comparaison le S4 de Samsung dispose de 13 Mpx. La différence se trouve dans une nouvelle technologie dévoilée par HTC, l’UltraPixel. L’APN avant jouit quant à lui de 2.1 Mpx. Last but not least, une batterie Li-Ion de 2300 mAh.
Sur le papier, on constate aisément que le joujou n’a pas à rougir de la concurrence.
aPourquoi c’est bien ?
- Concernant les specs techniques à proprement parler, nous sommes totalement dans le haut de gamme de ce qui existe actuellement. En clair : bave bave bave. Et bim : 2 Go de RAM, NFC, LTE (sur les versions américaines), Bluetooth, on en passe et des meilleurs. Ceci étant, la vraie star du spectacle est le petit bijou de Qualcomm, le processeur Snapdragon 600. Ce quadcore cadencé à 1.7 GHz est une bombe absolue.
- Délicate question que celle du design, entre les brevets, les goûts et les couleurs, inutile de dire qu’il est difficile de satisfaire tout le monde. En revanche, sur le marché quasi saturé des téléphones, une conception différenciante est un atout indéniable. Le téléphone est élégant, il n’est pas encombrant en poche, il est extrêmement solide, et c’est une merveille esthétique. Oui, nous sommes dithyrambiques.
- Force est de reconnaître que le One est beau et qu’il respire la robustesse et la qualité. Du point de vue de la conception matérielle, ce téléphone est sans précédent. Il est usiné dans un bloc d’aluminium, chaque pièce prend 200 minutes à concevoir, comprenez que l’on est bien loin du plastique ‘si cher’ à Samsung.
- Les écrans sont devenus le cordon ombilical séparant l’utilisateur de son appareil. Ils revêtent donc une importance capitale et HTC n’a pas fait l’impasse. Son Super LCD 3 niché sous du Gorilla Glass 2 est de toute beauté, comme dirait l’autre. La résolution se targue d’un 468 pixels par pouce, inutile de préciser que vous ne verrez aucun pixel à l’œil nu. C’est le pendant du haut-de-gamme, on pousse le vice parfois sans réelle nécessité. Concernant la concurrence, l’écran du HTC n’est pas supérieur, en revanche, il (nous) semble un peu plus net, un peu plus clair, et plus éclatant.
- HTC a choisi de placer les enceintes en haut et en bas de l’écran. Sans vouloir mégoter, cela parait plus logique que de mettre le micro derrière ou en dessous du téléphone. Détail sympathique, la caméra avant est orientée avec un angle de 88 degrés, ce qui permet de ne pas avoir une tête énorme lors d’un vidéo-chat.
- La première fois que le téléphone émet un bruit, c’est étonnant, et dans le bon sens. HTC a dévoilé BoomSound, c’est à dire deux haut-parleurs stéréo situés en haut et en bas du téléphone, sur la façade avant. La technologie a été vendue comme amenant un « son plus ample avec moins de distorsion et plus de détails. » Bla Bla commercial ? Écouter de la musique sur un téléphone via un haut-parleur est généralement une expérience terrible, mais pas ici… c’est donc clairement de la belle ouvrage (ce qui n’empêche pas de porter des écouteurs, dans le métro ou dans la rue. A bon entendeur…) et c’est un plaisir pour les jeux.
- Nous y venons par principe, on appelle, on capte, on téléphone. La vie est belle, le monde est beau… Encore heureux. Si nous aimons nos smartphones, il ne faut pas oublier que la fonction de base reste de téléphoner (oui, ça peut faire un choc). Bref, de ce côté, tout roule.
- Question essentielle, l’UltraPixel vaut-il le coup ? Selon la théorie des pixels plus grands pourraient produire de meilleures images que la concurrence. L’UltraPixel est avant tout un terme Marketing qui vise à souligner que le capteur du HTC One a de ‘gros pixels’, théoriquement plus aptes à capter la lumière. Les capteurs d’image sont protégés par des photodiodes qui transforment la lumière en électricité, une fois traitée, elle est enregistrée sous la forme de données. Concrètement, chaque pixel de votre photo représente un photosite sur le capteur.
Lorsque vous prenez une photo, l’obturateur de l’appareil s’ouvre durant une fraction de seconde en laissant les photons entrer. Plus les photosites sont grands, plus ils capturent de photons et donc de données. CDFD.
Dans la pratique ? Nous sommes sacrément impressionnés.
Pour démontrer les qualités du joujou, voici un comparatif effectué avec un iphone 5 et un Nokia Lumia 920. Dans presque tous les cas l’appareil photo du HTC One a un rendement supérieur à nos attentes et au-dessus de la concurrence.
Basse luminosité
aNous dirons que le 920 dépasse légèrement le One, et les deux sont nettement supérieurs à l’iPhone 5.
Flash
aLe One utilise un flash doux qui illumine la statue sans surexposer les détails… bluffant.
Lumière du jour
aToutes les photos sont supers, même si, encore une fois, c’est kif kif entre le HTC One et le Lumia 920. Le contraste semble meilleur sur le One, plus une affaire de goût.
Zoom, lumière du jour
aLes algorithmes de traitement du One sur-accentuent un tantinet l’image, ce qui lui donne une apparence plus nette. Le résultat peut plaire comme déplaire, encore une fois, chacun ses goûts.
Focus sur la Sense 5.0 (parce qu’un téléphone n’est rien sans un OS et une éventuelle surcouche)
A l’allumage, nous avons eu comme un grand choc émotionnel. La seule surcouche qui trouvait grâce à nos yeux était la Sense 4.0 d’HTC, elle améliorerait réellement l’ergonomie du téléphone et l’esthétisme d’Android. Et en l’occurrence, la Sense 5.0 est une refonte importante dotée de beaucoup de nouvelles fonctions. Sur le coup, nous avions l’impression d’avoir un Windows Phone dans les mains, ce qui est ballot pour un Android, m’voyez.
Auparavant, votre écran d’accueil était un classique d’Android, où chaque page était comme un petit bureau personnalisable. BlinkFeed, agrégateurs de contenus se présente sous la forme de tuiles et en plus d’être votre home, prendra un pan de votre bureau. C’est une sorte de tuiles de Windows Phone en direct, croisé avec un flux RSS. Vous pouvez personnaliser les sources (réseaux, news…), et il vous montre tout d’un regard. Premier hic, le paramétrage nous a littéralement rendu fous.
Bref, il est préférable de fixer un écran standard comme bureau par défaut et d’utiliser Blinkfeed pour se distraire. Ceci dit, sur la Sense, il y a du bon et du mauvais, nous allons donc faire un point rapide.
aPourquoi c’est bien ?
- Le lockscreen (écran de verrouillage) est totalement personnalisable. Vous pouvez le mettre en mode productivité, (afficher vos messages texte non lus, vos emails, et rendez-vous à venir), albums photos, musique ou rien.
- Désormais, il existe une version simplifiée de l’horloge d’origine HTC (que vous pouvez toujours utiliser via un widget pré-installé, si vous vous sentez nostalgique). C’est plus propre, plus facile à lire.
- L’interface appareil photo est intuitive et particulièrement avancée. Ouvrez les paramètres, et vous aurez un contrôle sur tout, de la résolution, balance des blancs, contraste, ISO jusqu’aux filtres. Divertissant.
- Il y a aussi une nouvelle fonctionnalité qu’HTC appelle Zoé, cela capture une image toutes les trois secondes (une seconde avant d’appuyer sur le déclencheur et deux secondes après). Ces vidéos, comme un GIF, sont jouées en live dans votre galerie, vous pouvez même intégrer de la musique. C’est amusant, vivant, gadget certes, mais une très belle réussite.
- Toutes ces nouveautés ne ralentissent pas du tout le smartphone. Le soft est intelligemment géré et le processeur de Qualcomm fait littéralement des merveilles. Nous en sommes totalement amoureux, oui, d’un processeur (vous êtes tous invités au mariage les enfants !)
Pourquoi ça aurait pu être mieux ?
- La Sense 5.0 est beaucoup moins intuitive que la 4. Ce n’est certes qu’une question d’habitude, mais la navigation verticale (auparavant horizontale) a tendance à décontenancer de prime abord.
- L’endroit où vous retrouverez toutes vos applications est une grille de 3 x 4, non seulement il y a une tonne d’espace perdu, mais il est vraiment difficile de trouver ce que vous recherchez. Le mieux est d’aller dans les options est de sélectionner une grille 4 x 5 par ordre alphabétique (qui n’est pas la valeur par défaut…).
Ainsi, visuellement parlant, c’est plus propre, plus minimaliste, et plus attractif, mais les différences sont perturbantes. Différent ne veut pas forcément dire mieux. HTC Sense 5.0 fournit certainement une expérience utilisateur attrayante et elle va séduire de nombreuses personnes, en particulier ceux qui apprécient Windows Phone. Sense 5.0 ajoute quelques fonctionnalités, mais perd une partie de son intuitivité. Elle reste tout de même la surcouche Android que nous préférons pour sa personnalisation, sa compatibilité, son esthétisme et ses fonctionnalités. Nous ne lui jetons aucunement la pierre.
Retournons au HTC One à proprement parler, car si nous l’encensons sur de nombreux points, nul n’est parfait !
- Il est assez léger avec ses 130 grammes pour des dimensions de 134.4 x 69.9 x 8.9 mm. Son form factor permet une excellente prise en main, tout comme la taille de son écran. A noter que son dos n’est pas plat mais bombé, si cet effet est agréable en termes de prise en main, il a tendance à glisser lorsqu’il est posé sur une jambe ou un coussin.
- Il a été usiné dans un bloc d’aluminium, comme nous l’avons dit, chaque pièce prend 200 minutes à usiner, résultat, des retards de livraison sont déjà confirmés…
- Vous l’aurez compris, côté hardware, le bébé envoie clairement du lourd, ce qui n’empêche pas quelques déceptions au niveau du soft. En effet, le One sera lancé sous Android 4.1, un OS qui a presqu’un an. Inutile de préciser que s’il est qualitatif, c’est un grand-père dans le domaine. Regrettable, d’autant plus qu’Android 4.2 a été lancé en Novembre.
- Reste également la surcouche Sense, où notre première question sera pourquoi une telle ressemblance avec le système Windows Phone. Ensuite, pourquoi ne pas jouer le jeu à fond, pouvoir ajouter des contacts précis ou inclure les messages entrants ? Le tout semble inachevé, précipité, ce qui est frustrant aux vues de la perfection matérielle.
- Blinkfeed est un gadget, ce qui ne nous pose pas de problème, c’est divertissant. Il aurait été utile d’en faire un widget et non un écran d’accueil par défaut. Et – par tous les saints – un mode infini pour les écrans d’accueil nous semble indispensable. C’est terriblement agaçant d’arriver au dernier et de devoir faire demi-tour jusqu’au premier…
- Le clavier Sense ne nous emballe toujours que très peu. Disons qu’il n’est pas mauvais en tant que tel, le hic viendrait plutôt des suggestions. Outre des signes de ponctuation bizarrement placés, lorsque vous sélectionnez un mot, il n’y a pas d’espace inséré, aussi les élisions deviennent inévitables. Rien de dramatique, il existe des claviers sur le GooglePlay si cela vous empêche de dormir.
- Allo, t’es un smartphone Nextgen et t’as pas de slot SD ? Nan mais AL-LO. Effectivement, il n’y a pas port microSD. 32 Go (la plus petite taille) parait suffisant, mais si vous commencez à charger votre téléphone avec des films HD (et des jeux) pour un voyage, vous allez commencer à sentir la pression
- Comme beaucoup, on a tendance à trouver que Beats en fait trop sur les basses en délaissant les aiguës, et ça ne change pas dans le cas du HTC One. Au passage, les écouteurs fournis sont classiquissimes (comprenez, à changer) toutefois ils ont le mérite de faire mains libres.
- Aussi bon que soit l’APN, la vidéo parait somme toute terne, le résultat n’est pas particulièrement exceptionnel et les détails se perdent. Dans la même veine, si ce n’est pas catastrophique, la stabilisation de l’image laisse à désirer (et nous étions totalement sobres !)
- À force d’avoir des specs aussi impressionnants, la contrepartie est nécessairement une perte de l’autonomie. Nous sommes quelque peu déçus de la batterie de seulement 2300mAh. On se souvient du défaut principal du One X… l’autonomie. Il y a donc du progrès, bien qu’on soit encore loin des 3300mAh du RAZR MAXX HD. Quelque soient les tortures que vous lui faite subir, il est à peu près impossible de manquer de jus.
Et alors, j’achète ?
HTC et Android confirment leur affinité en enfantant le One, smartphone au nom si original. Ce téléphone est excellent et d’autant plus que nous connaissons les specs du Galaxy S4. S’il reste évidemment perfectible, c’est sans doute le meilleur Android du marché à l’heure actuelle.
Le HTC One a remporté le prix du meilleur « nouveau » smartphone au mobile World Congress… et ce n’est pas un hasard. Ceci étant, il faudra débourser au minimum 630 euros pour se le procurer d’ici le mois d’avril. Tel fait ne peut pas être occulté…
[poll id="26"]
a
Suivant ►



























