«Angry Birds Trilogy»: Des oiseaux furieux sur consoles

Joël Métreau
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"Angry Birds Trilogy", un jeu vidéo sur Xbox 360, PS3 et Nintendo 3DS
"Angry Birds Trilogy", un jeu vidéo sur Xbox 360, PS3 et Nintendo 3DS — Rovio / activision

De notre envoyé spécial à Helsinki

Si la Finlande n’était pas écolo-friendly, dans la baie de Keilalahti, on trouverait des ascenseurs, des téléphones et surtout des oiseaux par millions plantés dans la vase. Car le quartier de Keilaniemi, bordé par ces rivages silencieux et boisés, abrite des fleurons de l’industrie du pays: Kone, Nokia et une entreprise au succès fulgurant, Rovio. Née en 2003, cette société est célèbre pour avoir vu son jeu vidéo et ses déclinaisons téléchargés un milliard de fois sur plates-formes mobiles: «Angry Birds».

«Bad Piggies», le spin-off

Douze salariés en 2009. Trois ans plus tard, quatre cent cinquante employés, de dix-huit nationalités différentes, travaillent au milieu des peluches sur quatre étages d’un immeuble de verre. «Ce qui a surtout changé, c’est qu’on n’arrive plus à se rappeler des noms de tout le monde, plaisante Ville Heijari, vice-président responsable du développement de la franchise. Avec une croissance aussi grande, nous avons dû nous organiser autrement. On a essayé de conserver l’esprit start-up, avec des petites équipes en compétition les unes avec les autres pour maintenir une saine émulation.»

Ce jeudi sort sur mobiles (iOS et Android) «Bad Piggies», uniquement consacré aux cochons verts, les ennemis jurés des «oiseaux furieux». Mais les Angry Birds, eux, demeurent les stars, scrutés et étudiés sous tous les angles. «On récupère les statistiques des jeux mobile, cela nous permet par exemple d’ajuster la difficulté des niveaux. On réalise aussi des études sur les joueurs: Bomb, l’oiseau noir est leur préféré», explique Kalle Kaivola. Ce dernier est le producteur d’«Angry Birds Trilogy», lancé ce vendredi sur consoles de salon.

15.000 produits

Rovio compte bien continuer de faire fructifier sa marque. «L’an dernier, 30% de notre revenu était tiré des produits dérivés et ce chiffre va s’accroître cette année», raconte Ville Heijari. » Boisson énergisante, bonbons, porte-clés, sac à dos… Quinze mille produits sont siglés Angry Birds. Une manne menacée par la contrefaçon. «C’est aujourd’hui notre plus grand défi, surtout en Asie», note le responsable.

«Six mois après le lancement de Angry Birds, on se demandait si on voulait être seulement un studio de jeu vidéo ou une entreprise de divertissement.». Réponse fournie par la production de «Angry Birds Toons», une série d’animation (52x2 ‘45). En attendant le film.

Le trailer de lancement de «Angry Birds Trilogy»



«Angry Birds Trilogy», un portage de trois succès

«Angry Birds Trilogy», édité par Activision, réunit trois succès: la version classique, Seasons, et Rio. Du mobile aux consoles, le style de jeu reste absolument identique. Les 680 niveaux, dont 19 inédits, ont été remastérisés avec davantage d’animations et un son 5.1. Hormis sur Nintendo 3DS,  les versions PS3 et Xbox 360 sont compatibles avec la reconnaissance de mouvements (PS3 Move et Kinect). Un peu superflu. Le jeu reste toutefois toujours aussi addictif. Reste à savoir si le prix (environ 30 euros) ne sera pas un frein à son achat.