Tesla accusé de mentir sur ses fonctions de conduite autonome

Auto En Californie, le Department of Motor Vehicles (DMV) accuse Tesla de mentir aux consommateurs sur ses technologies de conduite autonome. De quoi déposer des plaintes auprès d'un tribunal administratif de l'Etat.

Stéphane Lémeret
L'Autopilot de Tesla à nouveau mis en cause
L'Autopilot de Tesla à nouveau mis en cause — DR

« Tesla a fait ou diffusé des déclarations fausses ou trompeuses, et non fondées sur des faits », a déclaré le DMV dans ces plaintes déposées le 28 juillet, avance le Los Angeles Times. « Les voitures Tesla n'ont jamais pu, et ne peuvent aujourd'hui pas fonctionner comme des véhicules autonomes », selon le document cité par le journal californien. Le DMV reproche à Tesla un langage publicitaire qui donne à ses systèmes des performance plus larges qu'elles ne le sont réellement.

Une victoire de l'autorité californienne face au constructeur de véhicules électriques pourrait entraîner des conséquences sévères, allant jusqu'à la révocation des licences autorisant Tesla à fabriquer ou vendre ses voitures en Californie, indique encore le LA Times, qui précise que les mesures envisagées concernent plutôt la précision des informations que le fabricant devra fournir à ses clients.

Rappelons que des véhicules Tesla équipés du logiciel de conduite autonome ont été impliqués dans 273 accidents aux États-Unis. Il s’agissait de véhicules équipés d'un logiciel dit de niveau 2, c'est-à-dire qui peut faire accélérer ou décélérer la voiture et tourner le volant si nécessaire, mais nécessite un conducteur attentif, prêt à reprendre le contrôle à tout moment.