Renault promet une Mégane hybride consommant moins de 3L au 100

AUTOMOBILE Ce modèle sera commercialisé en 2017...

20 Minutes avec AFP

— 

La nouvelle Renault Mégane, dévoilée le 15 septembre 2015 à Francfort.
La nouvelle Renault Mégane, dévoilée le 15 septembre 2015 à Francfort. — D.ROLAND/AFP

Renault aura pris son temps. Le constructeur français va commercialiser son premier véhicule hybride en 2017, 20 ans après la Prius de Toyota. Renault l’a annoncé mardi au salon de Francfort. Sa Mégane de nouvelle génération pourrait consommer moins de trois litres aux 100 km.

Alors que la marque au losange expose en première mondiale au salon automobile de Francfort la berline moyenne Mégane, quatrième du nom depuis 1995, elle a révélé qu’une « offre diesel électrifiée, appelée ''Hybrid Assist'', sera disponible début 2017 » sur ce modèle. Avec ce groupe motopropulseur inédit, « Renault vise des émissions de CO2 réduites à 76g/km » et sous réserve d’homologation, une consommation « inférieure à 3L/100 km », a précisé le constructeur dans un communiqué.

Récupération d’énergie en freinant

Ces chiffres, de même source, seront obtenus « grâce à la récupération d’énergie durant les phases de décélération et de freinage », alors que « le système permettra de fournir un surcroît d’accélération sur certaines phases d’utilisation, en particulier à bas régime ».

Il s’agira du premier modèle hybride de Renault, qui avait jusqu’ici misé, outre sa gamme classique, sur la propulsion 100 % électrique, avec des résultats commerciaux qui n’ont pas été au rendez-vous des espérances. Le marché français de l’électrique devrait représenter 1 % des ventes cette année, contre 0,59 % en 2014.

PSA déjà sur ce front

L’entreprise dirigée par Carlos Ghosn avait déjà dévoilé ses intentions avec un prototype hybride, l’Eolab, présenté au Mondial de Paris il y a un an. PSA Peugeot Citroën a devancé Renault dans le domaine des hybrides diesel, avec un « Hybrid4 » orienté haut de gamme. Le patron du groupe, Carlos Tavares, a promis pour la fin de la décennie la sortie de voitures hybrides essence rechargeables sur secteur, comme celles qui se répandent actuellement dans les gammes des constructeurs allemands sous la pression de normes d’émissions de CO2 de plus en plus strictes.

C’est Toyota qui a popularisé cette technologie grâce à la Prius dont le géant japonais, après avoir écoulé huit millions d’hybrides dans le monde depuis 1997, présente à Francfort la quatrième mouture.