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Coupe Davis: La Fédération veut « reprendre en main » les joueurs de l'équipe de France
TENNIS•Et ne plus laisser les joueurs décider de tout…B.V.
«Les joueurs sont devenus les patrons. Or, que voit-on ? “Nous, on choisit notre capitaine. Notre surface. La ville où on joue. Si on joue ou si on ne joue pas. Si on joue le vendredi ou le dimanche.” La Fédération a laissé aller les choses.» Début septembre, dans l’Equipe, le légendaire Jean-Paul Loth avait poussé un coup de gueule prémonitoire. Tsonga, Gasquet, Clément, Monfils ont-ils trop de libertés lorsqu’il s’agit de taper la balle pour le pays ?
Après tout, dans un sport individuel, jouer une fois par trimestre pour une équipe n’a rien de naturel. Et depuis le temps qu’ils jouent ensemble, on pourrait penser que nos « mousquetaires » se connaissent trop bien individuellement et collectivement pour avoir besoin d’être chaperonnés. C’est en tout cas ce que semblait penser Arnaud Clément, évincé du poste de capitaine pour ne pas avoir su « fédérer et transcender les joueurs », c'est-à-dire ne pas avoir été plus autoritaire sur ses hommes.
Noah pour fixer les règles
Et ça, c’est fini. Alors qu’elle s’apprête à nommer Yannick Noah à sa place, la Fédération souhaite « reprendre la main » sur l’équipe de France de Coupe Davis. « Ce ne sont pas les joueurs qui décident, sinon il n’y a pas de capitaine, pas de Fédération derrière, explique le DTN Arnaud Di Pasquale. Après, peut-être que vous avez ressenti ça parce que c’était palpable. On va essayer de reprendre tout ça en main pour que ça ne le soit plus. »
Concrètement, cela passe donc par l’avènement de Yannick Noah et de « ses conditions », lui qui a toujours souhaitait une union des joueurs derrière lui – et avec ça une implication totale - pour revenir. Et de la fermeté, beaucoup plus de fermeté. Prendrez-vous des sanctions si un joueur refuse une sélection en Coupe Davis ? « Quelqu’un qui se comporte mal, on va faire comme avec les enfants, on va punir, répond Di Pasquale. Mais ce n’est pas aussi simple, blanc ou noir, c’est des petits détails. A la charge du prochain capitaine de fédérer tout le monde. A lui de fixer les règles.»


















