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Viols dans le tennis: Pour Gilbert Ysern, directeur général de la Fédération, c’est «une mauvaise publicité pour le sport»
TENNIS•Un entraîneur de Levallois-Perret est soupçonné d’avoir violé trois élèves mineures…20minutes avec AFP
Les accusations de viols sur mineures visant un entraîneur de tennis sont «évidemment une mauvaise publicité pour le sport, et le nôtre en particulier», a réagi mercredi le directeur général de la Fédération française de tennis (FFT) Gilbert Ysern. Un entraîneur de Levallois-Perret a été déféré mercredi devant un juge d'instruction, soupçonné d'avoir violé entre 1999 et 2005 trois élèves mineures, une nouvelle affaire qui éclabousse ce sport deux mois après la condamnation de l'ancien professeur de tennis Régis de Camaret.
«Evidemment, c'est une mauvaise publicité dont on se passerait volontiers même si, honnêtement, on est plus préoccupé par les victimes que par notre propre situation. On ne se regarde pas le nombril», a affirmé Gilbert Ysern. «Je ne pense pas que cela soit de nature à dissuader les parents d'encourager leurs enfants à faire du sport. On n'en est pas là», a-t-il par ailleurs estimé, interrogé sur les conséquences de ses faits qui se seraient produits lorsque l'entraîneur officiait dans un autre club de région parisienne, à Sarcelles.
Un numéro d’appel
«Si ces faits sont avérés, nos premières pensées vont aux victimes auprès desquelles on ne peut exprimer que notre plus vive compassion et saluer leur courage et les remercier. La meilleure manière de combattre ces situations dramatiques est de libérer la parole et de faire en sorte que les victimes s'expriment. A cet égard, je ne peux que saluer l'initiative prise en son temps par Isabelle Demongeot (NDLR:l'ancienne joueuse qui avait révélé l'affaire Régis de Camaret) dont le combat consiste à encourager les victimes à prendre la parole», a-t-il poursuivi.
«On fait en sorte avec l'ensemble de notre réseau de clubs d'encourager cette libération de la parole en informant sur le fait que c'est essentiel et en communiquant un numéro d'appel pour se confier», a ajouté le directeur général de la FFT. La Fédération avait mis en place un programme de prévention en 2008, après les révélations d'Isabelle Demongeot, avec un guide pour les entraîneurs concernant le comportement à adopter vis-à-vis de leurs joueurs.
Gilbert Ysern a souligné qu'il n'avait pas eu vent des agissements présumés du suspect «jusqu'à aujourd'hui».



















